Le climat ne peut pas attendre la fin de la pandémie de Covid-19, alertent 220 journaux médicaux dans un éditorial inédit

"Malgré la préoccupation légitime pour le Covid-19, nous ne pouvons pas attendre que la pandémie soit terminée pour réduire rapidement les émissions" de gaz à effet de serre, insistent les auteurs.

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France Télévisions
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Une image des incendies dans l'Oregon (Etats-Unis); le 11 juillet 2021. (HANDOUT / OREGON DEPARTMENT OF FORESTRY)

L'urgence climatique demeure. Malgré la pandémie de Covid-19, le monde ne peut pas différer les mesures "urgentes" à prendre contre le réchauffement climatique et la destruction de la nature, qui menacent la santé humaine, plaident lundi 6 septembre les principaux journaux médicaux de la planète, dans un éditorial sans précédent.

"La santé est déjà altérée par l'augmentation de la température mondiale et la destruction de la nature", écrivent les rédacteurs en chef d'une vingtaine de revues prestigieuses dont The Lancet, le British Medical Journal ou le National Medical Journal of India. Avec une augmentation d'environ 1,1 °C depuis l'ère pré-industrielle, les conséquences sur la santé des humains sont déjà importantes.

Des conséquences pour la santé

"Les températures plus élevées ont entraîné une augmentation des cas de déshydratation et de problèmes rénaux, de tumeurs dermatologiques malignes, d'infections tropicales, de problèmes mentaux, de complications de grossesses, d'allergies et de mortalité, et de morbidité cardiovasculaire et pulmonaire", souligne cet éditorial publié dans 220 journaux médicaux.

Et ces conséquences, qui frappent encore plus durement les plus vulnérables, ne sont qu'un début. Un réchauffement à +1,5°C – seuil qui pourrait être atteint autour de 2030 selon le rapport des experts du Giec publié début août – et la perte continue de biodiversité "risquent d'entraîner des dommages catastrophiques et irréversibles pour la santé".

"Malgré la préoccupation légitime pour le Covid-19, nous ne pouvons pas attendre que la pandémie soit terminée pour réduire rapidement les émissions" de gaz à effet de serre, insistent les auteurs de cet appel, à deux mois de la COP26 à Glasgow.

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