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Coronavirus : l'Assemblée plaide pour un statut semblable à celui des pupilles de la Nation pour les enfants de soignants morts du Covid-19

Ce statut doit s'apparenter à celui des pupilles de la Nation, lequel offre aux enfants concernés une protection matérielle et morale particulière exercée par l'Office national des anciens combattants et victimes de guerre.

Article rédigé par franceinfo avec AFP
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Des soignants font un point sur la situation dans l'unité de soins intensifs de l'hôpital Purpan, à Toulouse, le 21 avril 2020.  (FREDERIC SCHEIBER / HANS LUCAS / AFP)

L'idée a fait l'unanimité dans l'hémicycle. Mardi 26 mai, l'Assemblée nationale a adopté une résolution LREM qui plaide pour la création d'un statut pour les enfants des soignants morts du Covid-19, sur le modèle des pupilles de la Nation. Ainsi, le gouvernement s'est engagé à "faire des propositions en ce sens".

Du Rassemblement national à La France insoumise, tous les élus ont apporté leur appui à cette résolution non contraignante "témoignant de la reconnaissance nationale à tous les soignants". Les élus de tous bords ont multiplié les hommages aux professionnels de santé, "héros du quotidien", notant que "si le système de santé a tenu, c'est grâce aux soignants" engagés face à "cette cochonnerie de virus".

"Nous ne connaissons pas précisément le nombre de familles concernées", a relevé le député François Jolivet (LREM), porteur de ce texte "fédérateur" qui se veut "une incitation" à l'action adressée au gouvernement.

Le gouvernement examinera cette résolution

Le député a souligné que le statut de pupille de la Nation, né après la Première Guerre mondiale, avait déjà été étendu à plusieurs reprises, notamment aux personnes victimes de terrorisme. Ce statut offre aux enfants concernés une protection matérielle et morale particulière exercée par l'Office national des anciens combattants et victimes de guerre (ONACVG).

Même si tous ont apporté leur appui, certains élus d'opposition, notamment du PCF, ont plaidé pour faire davantage pour les soignants ou pour étendre ce statut aux enfants de tous les salariés "actifs dans cette séquence tragique" qui ont perdu la vie.

L'élu LR Philippe Gosselin a dit espérer un soutien "dans quelques semaines" à la proposition de loi qu'il a déposée fin mars en ce sens. Aussi, le secrétaire d'Etat à la Protection de l'enfance, Adrien Taquet, a indiqué que le gouvernement examinerait cette résolution "avec gravité". Il travaillera "dans les prochaines semaines à la garantie des droits pour les enfants de soignants décédés" du Covid-19, sur le modèle qui sera adapté du statut des pupilles de la Nation. "Le gouvernement s'engage à faire des propositions en ce sens", a-t-il ajouté.

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