Covid-19 : l'Assemblée nationale vote une prolongation de l'état d'urgence sanitaire jusqu'au 1er juin

Le texte sera au menu du Sénat en première lecture mercredi 27 janvier, en vue d'une adoption définitive avant le 16 février, date actuelle de fin d'application de ce régime d'exception.

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Le fronton de l'Assemblée nationale, à Paris, en 2019. (MANON KLEIN / FRANCE-CULTURE)

C'est dans une ambiance à vif que l'Assemblée nationale a donné son feu vert à la prolongation de l'état d'urgence sanitaire, dans la soirée du mercredi 20 janvier. Et ce jusqu'au 1er juin, pour lutter contre la propagation du Covid-19, en dépit de l'opposition de la gauche comme de la droite. Le texte sera au menu du Sénat en première lecture mercredi 27 janvier, en vue d'une adoption définitive avant le 16 février, date actuelle de fin d'application de ce régime d'exception.

Ce projet de loi de prorogation a été adopté par 113 voix pour, celles de la majorité seule. Les députés ont été 43 à voter contre, et quatre se sont abstenus, dont un MoDem et un du groupe Agir, alliés de LREM. De leur côté, les oppositions se sont prononcées contre une "banalisation" de l'état d'urgence (LR et PCF), "boîte à outils des pleins pouvoirs" (LFI) qui pourraient durer jusqu'à la présidentielle, selon ces élus.

"Nous sommes sur un fil"

"Je comprends la lassitude et le souhait de sortir de la crise, mais ne nous pouvons nous priver d'aucun outil pour combattre le virus", a martelé Olivier Véran, alors que les parlementaires relayaient les inquiétudes des restaurateurs, des étudiants et encore des stations de ski. "Nous sommes sur un fil", a lancé le ministre de la Santé, à l'heure où se répandent des variants du virus, beaucoup plus contagieux, identifiés au Royaume-Uni et en Afrique du Sud.

L'état d'urgence sanitaire est la base notamment du couvre-feu national à 18 heures. Il permet aussi les mesures de restriction ou d'interdiction des déplacements, des rassemblements ou des ouvertures des établissements, sur tout ou partie du territoire, ainsi que possiblement des confinements partiels ou complets de la population.

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