Hôpital : les déprogrammations d'opérations se poursuivent

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Hôpital : les déprogrammations d'opérations se poursuivent
Article rédigé par
F.Prabonnaud, N.Dahan, P-J.Perrin, N.Lachaud - France 3
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À Marseille (Bouches-du-Rhône), les hôpitaux ont annoncé que 80% des opérations allaient être reprogrammées. Si certains malades vont être rapidement rappelés, d'autres doivent faire preuve de patience.

Pierre Peirale est victime des déprogrammations. L'artisan peintre de 59 ans souffre d'arthrose et doit être opéré pour une prothèse de genou. Initialement programmée le 13 janvier dans un hôpital de Marseille (Bouches-du-Rhône), le patient voit son intervention chirurgicale reportée au 17 mars. "Je suis assez déprimé, catastrophé", déplore-t-il. Le printemps est la période où cet indépendant travaille le plus. Après l'opération, sa rééducation durera trois mois. "C'est une année de perdue, l'essentiel de mon chiffre d'affaires ne se fera pas, car les clients ne vont pas m'attendre." L'hôpital où il doit être opéré a réduit de moitié son activité de chirurgie.

Les conséquences des déprogrammations

Le Dr Stéphan Delpech gère également les reports d'opérations. "Appeler les patients est notre lot quotidien", explique le chirurgien orthopédiste. Participer à la lutte contre le Covid-19 est une évidence pour le médecin, qui souligne toutefois que les déprogrammations ne sont pas sans conséquence, même pour des opérations non-urgentes. "Cela génère une augmentation de prise de médicaments et occasionne une hausse des arrêts de travail ". Les autorités sanitaires ont demandé en décembre la déprogrammation des interventions pouvant être reportées, en garantissant la prise en charge de personnes atteintes de cancers ou en attente de greffe notamment. 

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