DIRECT. Coronavirus 2019-nCoV : "Il existe une fenêtre d'opportunité" de stopper la propagation, estime le patron de l'OMS

Le directeur général de l'Organisation mondiale de la santé assure que cela est possible "grâce aux mesures fortes prises par la Chine dans l'épicentre".

Des passants dans les rues de Hong Kong, le 31 janvier 2020.
Des passants dans les rues de Hong Kong, le 31 janvier 2020. (JEROME FAVRE / EPA)
Ce qu'il faut savoir

"Il existe une fenêtre d'opportunité" de stopper la propagation du coronavirus 2019-nCoV. Déclaration du directeur général de l'Organisation mondiale de la santé, lundi 4 février, en fin de journée. Tedros Adhanom Ghebreyesus estime que cela est "grâce aux mesures fortes prises par la Chine dans l'épicentre"Suivez la situation en direct sur franceinfo. 

Transparence totale. L'OMS somme par ailleurs ses Etats membres de "partager des informations détaillées avec l'OMS" sur l'avancée de l'épidémie car il s'agit de leur "responsabilité". Tedros Adhanom Ghebreyesus appelle aussi à éviter les restrictions aux frontières qui doivent rester "courtes" car elles ont "peu de bénéfices pour la santé publique" et nourrissent "les peurs et la stigmatisation".

Envoi de masques. L'OMS annonce qu'elle va envoyer du matériel médical, dont 531 000 masques de protection, à 24 pays pour mieux lutter contre l'épidémie de coronavirus.

 "Reporter tout déplacement vers la Chine". La propagation du coronavirus pousse les autorités françaises à alerter ses expatriés. "Il est recommandé aux Français, en particulier aux familles, qui n'ont pas de raisons essentielles de rester en Chine de s'éloigner momentanément du pays", a indiqué sur son site internet le Quai d'Orsay. "Tout déplacement à Wuhan et dans toute la province de Hubei est formellement déconseillé", ajoute le ministère, qui conseille également de "reporter tout déplacement vers la Chine qui ne revêt pas un caractère essentiel"

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23h34 : La peur du coronavirus sert aussi à faire des affaires : France Bleu Paris rapporte qu'en Ile-de-France, des masques chirurgicaux sont parfois vendu un, deux ou trois euros, alors qu'ils valent normalement 30 centimes. Rappelons qu'en plus, ils ne sont pas efficaces pour les personnes qui chercheraient à ne pas attraper le virus.

23h05 : Bonsoir @Sylv143. Effectivement, une vingtaine de passagers de l'avion de rapatriés de Wuhan qui s'est posé dimanche présentaient des symptômes douteux et étaient restés sur le tarmac de la base militaire de Istres. Mais les tests effectués se sont tous avérés négatifs, un résultat annoncé hier matin. Ils ont donc pu rejoindre les deux sites de quarantaine.

23h05 : Bonjour. Veuillez m'excuser mais je n'arrive pas à avoir l'information quand à l'état de santé des rapatriés de Wuhan présentant des symptômes et restés à la base d'Istres. Les résultats devaient être connus hier mais je ne retrouve pas l'information. Merci.

20h54 : En revanche, il est toujours possible de circuler entre la Chine et la France, même si, depuis aujourd'hui, notre ministère des Affaires étrangères déconseille de s'y rendre si ce n'est pas indispensable, et recommande aux expatriés de "s'éloigner du pays". Les touristes chinois, hors de la région de Hubei, peuvent donc toujours visiter la France.

20h56 : Bonsoir @NoSmile. Vous confondez deux situations. Les Français placés en quarantaine ne reviennent pas de n'importe où en Chine, mais de Wuhan, où s'est déclarée l'épidémie. C'est pour cela qu'ils sont à l'isolement. Aucun touriste de Wuhan ne peut se rendre en France, puisque la ville elle-même est placée en quarantaine depuis maintenant douze jours. Rappelons que 97% des morts de l'épidémie se concentrent dans la province du Hubei, où se trouve Wuhan.

20h53 : Pouvez vous expliquer cette incohérence : on place les Français rapatriés en isolement mais pas les touristes chinois potentiellement contaminés et contaminants. Il y a quelque chose qui m’échappe.

20h44 : "La première journée, on était à plus de 1 300 appels reçus. Aujourd'hui, c'est plus calme, jusqu'à 14h on a reçu 234 appels".


Notre journaliste Lauriane Delanoë s'est rendue dans un des services destinés à rassurer ceux qui craignent d'être infectés : le numéro vert 0800 130 000. Les idées reçues sont tenaces : "Les questions qui reviennent le plus concernent les envois des colis depuis la Chine".




(LAURIANE DELANOE / RADIO FRANCE)

20h41 : La définition d'un "cas possible" d'infection, utilisée notamment par les médecins, devient donc la suivante: "Toute personne présentant des signes cliniques d'infection respiratoire aiguë basse, quelle que soit sa gravité, avec une fièvre ou une sensation de fièvre, et ayant voyagé ou séjourné en Chine dans les 14 jours précédant la date de début des signes cliniques".

20h46 : Les autorités sanitaires françaises élargissent leur définition des "cas possibles" de coronavirus. La "zone d'exposition" considérée comme à risque ne se limite plus à la région de Wuhan, mais concerne désormais toute la Chine. La "sensation de fièvre" sera à présent prise en compte (jusqu'alors, il fallait qu'une température supérieure à 38 °C soit constatée).

20h10 : Il est 20h, faisons le point sur les principales informations du jour :

Dans une tribune, 54 athlètes olympiques français – dont Nathalie Péchalat, Teddy Riner ou encore Gaëtane Thiney – se disent "révoltés" par les récentes révélations sur les violences sexuelles dans le sport français. Ils demandent notamment la création d'une cellule indépendante d'écoute des victimes.

• Le parquet de Paris ouvre une enquête sur un des volets de ces révélations : le témoignage de Sarah Abitbol, qui accuse dans un livre son ancien entraîneur Gilles Beyer de viols et d'agressions sexuelles entre 1990 et 1992, alors qu'elle était mineure.



• Le Quai d'Orsay recommande aux Français expatriés en Chine "de s'éloigner momentanément du pays" si aucune "raison essentielle" ne les y retient. Les voyages non-essentiel dans le pays sont déconseillés.

Le premier scrutin des primaires démocrates, dans l'Iowa, a viré au fiasco faute de résultats officiels. Bernie Sanders et Pete Buttigieg revendiquent tous deux la victoire. Des résultats devraient tomber à 23h heure française.

18h22 : L'OMS somme par ailleurs ses Etats membres de "partager des informations détaillées avec l'OMS" sur l'avancée de l'épidémie, rappelant qu'il s'agit de leur "responsabilité" selon les règles de l'organisation. Tedros Adhanom Ghebreyesus appelle aussi à éviter les restrictions aux frontières, qui doivent rester "courtes", car elles ont "peu de bénéfices pour la santé publique" et nourrissent "les peurs et la stigmatisation".

18h28 : "Il existe une fenêtre d'opportunité" pour stopper la propagation du 2019-nCoV, estime Tedros Adhanom Ghebreyesus, "grâce aux mesures fortes prises par la Chine dans l'épicentre". Cependant, le patron de l'OMS se veut rassurant sur le risque d'une pandémie : "97% des morts sont dans la province de Hubei. Cela reste avant tout une urgence pour la Chine".

18h25 : Le directeur général de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) annonce que celle-ci va envoyer du matériel médical, dont 531 000 masques de protection, à 24 pays, pour mieux lutter contre l'épidémie de coronavirus.

18h08 : Il est 18 heures et quelques, voici le point sur l'actualité :

• Le Quai d'Orsay recommande aux Français expatriés en Chine "de s'éloigner momentanément du pays" si aucune "raison essentielle" ne les y retient. Les voyages non-essentiel dans le pays sont déconseillés.

• Zizanie chez LREM. La majorité n'arrive pas à se sortir de la polémique autour de son refus d'allonger le congé après la perte d'un enfant. Franceinfo rembobine cette affaire dans cet article.

• Une enquête a été ouverte par le parquet de Paris pour viols et agressions sexuelles sur mineurs après les révélations de Sarah Abitbol. Dans le livre Un si long silence, la patineuse accuse son ancien entraîneur Gilles Beyer de l'avoir agressée sexuellement entre 1990 et 1992, une période prescrite.

Le premier scrutin des primaires démocrates, dans l'Iowa, a viré au fiasco faute de résultats officiels, poussant le sénateur Bernie Sanders à se revendiquer en tête devant le modéré Pete Buttigieg dans la course pour désigner le futur adversaire de Donald Trump. Les résultats sont attendus dans la journée.

17h10 : La blague n'a fait rire que lui. Un avion de la compagnie canadienne Westjet qui se rendait en Jamaïque a dû faire demi-tour à mi-chemin après la mauvaise blague d'un passager qui a affirmé avoir contracté le nouveau coronavirus, rapporte l'AFP. Il a été interpellé à sa descente d'avion.

16h50 : Le ministère des Affaires étrangères modifie ses consignes face à l'épidémie. Il conseille de "reporter tout déplacement vers la Chine qui ne revêt pas un caractère essentiel" et recommande aux Français qui se trouvent sur place "de s'éloigner momentanément du pays" si ils n'ont pas "de raisons essentielles de rester en Chine".

15h30 : A Aix-en-Provence, la mairie a tenu une réunion d'informations pour les habitants inquiets de l'accueil de rapatriés de Wuhan dans la commune. France 2 y était :

(FRANCE 2)

14h30 : Voici les contenus qui retiennent le plus votre attention sur le site en ce début d'après-midi :

Cet article sur l'enquête ouverte après le témoignage de Sarah Abitbol sur les violences sexuelles dans le milieu du patinage.

• Les déclarations de Mila, cette lycéenne menacée de mort pour avoir critiqué l'islam.

Notre direct sur l'épidémie du Coronavirus 2019-nCoV.

12h47 : L'OMS temporise. "Actuellement, nous ne sommes pas en situation de pandémie", terme qui s'applique à une situation de propagation mondiale d'une maladie, a déclaré à la presse Sylvie Briand, directrice du département Préparation mondiale aux risques infectieux de l'OMS.

12h47 : Chaque année en France, la grippe saisonnière est responsable de milliers de morts alors que seuls six cas de 2019-nCoV y ont été confirmés pour le moment. Y a-t-il un effet d'emballement autour du nouveau coronavirus ? Notre journaliste Fabien Magnenou vous explique pourquoi cela n'a pas vraiment de sens de comparer les deux maladies.



(ALAIN JOCARD / AFP)

12h10 : Bientôt midi, l'heure de faire le point sur l'actualité de ce matin :

• Un premier cas a été recensé en Belgique. Il s'agit d'une personne ayant été rapatriée en même temps que les Français placés en quarantaine dans le sud de la France. Elle ne présente toujours aucun symptôme et a été prise en charge par les autorités sanitaires.

• Une enquête a été ouverte par le parquet de Paris pour viols et agressions sexuelles sur mineurs après les révélations de Sarah Abitbol. Dans le livre Un si long silence, la patineuse accuse son ancien entraîneur Gilles Beyer de l'avoir agressée sexuellement entre 1990 et 1992, une période prescrite.

•Trois départements du nord-est de la France sont en vigilance orange aux inondations. Il s'agit de la Marne, des Ardennes et de la Meuse. Les départements de la Moselle, du Bas-Rhin et du Nord sont repassés en jaune. La Corse, quant à elle, est toujours en vigilance orange aux vents violents, en raison du passage de la tempête Hervé.

Le premier scrutin des primaires démocrates, dans l'Iowa, a viré au fiasco faute de résultats officiels, poussant le sénateur Bernie Sanders à se revendiquer en tête devant le modéré Pete Buttigieg dans la course pour désigner le futur adversaire de Donald Trump. Les résultats sont attendus dans la journée.

11h14 : Un premier cas de contamination locale d'humain à humain a été découvert à Singapour.

11h11 : Un étudiant français de 26 ans, vivant à Wuhan, a fait le choix de ne pas être rapatrié en France. Selon Clément Penin, il est plus dangereux d'être ramené en France que de prendre ses précautions. Il a expliqué ses motivations à L'Obs.

11h10 : Toutes les personnes rapatriées dimanche de Wuhan, épicentre de l'épidémie du nouveau coronavirus, "vont bien" et les centaines de tests effectués sont "négatifs", a une nouvelle fois assuré l'ARS ce matin, lors d'une réunion publique avec des habitants d'Aix-en-Provence. France 3 Provence-Alpes-Côte d'Azur était sur place.

11h02 : Les premières conséquences économiques de l'épidémie commencent à se montrer : marchés en berne, secteur du tourisme inquiet... Ce matin, c'est le Sud-Coréen Hyundai qui annonce l'interruption de sa production. Le constructeur automobile manque de pièces depuis l'arrivée du coronavirus 2019-nCoV en Chine.

10h34 : La ministre belge de la Santé, Maggie De Block, a tenu une conférence de presse sur la Belge infectée par le coronavirus. Rapatriée dimanche soir de Wuhan, dans l'avion qui transportait également des Français, la patiente ne présente aucun symptôme mais a été placée en quarantaine.

10h18 : La Russie organise le rapatriement de ses citoyens coincés à Wuhan, et envoie un premier avion sur place.

09h50 : L'un des Belges rapatriés de Wuhan avec 65 Français est infecté.

09h35 : En Chine, l'identité des patients guéris du coronavirus est protégée. Ils sont applaudis à leur sortie de l'hôpital. Bouquets de fleurs, poses devant les photographes, tous les moyens sont bons pour montrer une image positive du pays... Notre reportage vidéo.

09h26 : Alors que la Chine, en pénurie de masques, a lancé un appel aux dons, la Croix Rouge met en garde contre les protections de mauvaise qualité. Interrogé à Genève (Suisse), le nouveau secrétaire général de la Fédération internationale du Croissant-Rouge, le Népalais Jagan Chapagain, a averti que le don de matériel de qualité inférieure "est plus problématique qu'utile", car ces masques de mauvaise qualité donnent un "faux sentiment de protection" aux gens et, en outre, encombrent les entrepôts.

08h05 : Si plusieurs laboratoires du monde entier sont sur les rangs pour élaborer un vaccin spécifique au coronavirus 2019-nCoV, il ne devrait pas voir le jour avant la fin de l'épidémie. L'Institut Pasteur espère de son côté un vaccin pour 2021.

07h31 : Depuis le signalement des premiers cas de coronavirus, le 5 janvier, les scientifiques multiplient les découvertes sur ce nouveau virus, mais de nombreuses inconnues empêchent encore de déterminer l'impact mondial de l'épidémie. Taux de mortalité, symptômes, période d'incubation… Franceinfo fait le point sur ce que l'on sait et ce que l'on ignore encore sur l'épidémie.

06h40 : Un nouveau bilan fait état de 64 morts supplémentaires dans la province du Hubei, où se trouve Wuhan, rapporte la télévision publique chinoise.

06h19 : Voici les principaux titres du jour :

• Près de quatre heures après le coup d'envoi des "caucus", dans l'Iowa, ces quelque 1 700 assemblées où les électeurs se sont regroupés pour désigner leur candidat, le parti démocrate expliquait vouloir s'assurer de la fiabilité des résultats avant de les publier, évoquant des "incohérences". Nous attendons donc toujours ces premiers résultats de la primaire démocrate.

• Deux grandes villes de l'est de la Chine, éloignées de plusieurs centaines de kilomètres de Wuhan, ont annoncé mardi des mesures de restriction aux mouvements à leurs habitants pour limiter la propagation de l'épidémie. La municipalité de Taizhou et trois districts de Hangzhou n'autorisent plus qu'une personne par foyer à sortir une fois tous les deux jours pour faire leurs courses. Quelque 9 millions de personnes au total sont concernées.

• Le laboratoire Sanofi a annoncé sa mise en examen pour "tromperie aggravée" et "blessures involontaires". Une enquête avait été ouverte en septembre 2016. En cinquante ans, de 16 600 à 30 400 enfants auraient développé des troubles mentaux et du comportement après avoir été exposés in utero au valproate.

• Les accusations d'agressions sexuelles et de viols sur des patineuses provoquent un séisme dans la fédération. Son président, Didier Gailhaguet, "ne peut se dédouaner de sa responsabilité morale et personnelle", a estimé hier la ministre Roxana Maracineanu, qui a demandé son départ.