Des associations réclament l'ouverture du RSA aux moins de 25 ans

Selon elles, les mesures exceptionnelles annoncées par le gouvernement pour 800 000 jeunes, étudiants ou précaires "laissent sur le bord de la route toute une partie de la jeunesse la plus touchée par la pauvreté".

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Un formulaire de déclaration trimestrielle de Revenu de solidarité active (RSA) à côté d'un relevé de compte bancaire, à Mulhouse (Haut-Rhin), le 26 septembre 2019. (MAXPPP)

Ils réclament un élargissement du revenu de solidarité active (RSA) face au choc économique provoqué par l'épidémie de coronavirus. Dans une tribune publiée dans Le Journal du dimanche (article payant) daté du 10 mai, des représentants associatifs plaident pour l'ouverture du RSA aux jeunes dès 18 ans. Parmi eux, Véronique Fayet (Secours catholique), Florent Gueguen (Fédération des acteurs de la solidarité), Claire Hédon (ATD Quart Monde) ainsi que deux députés LREM Fiona Lazaar (Conseil national des politiques de lutte contre la pauvreté) et Aurélien Taché (Conseil national de l'habitat).

20% des jeunes vivent sous le seuil de pauvreté

Les mesures exceptionnelles annoncées par le Premier ministre pour 800 000 jeunes, étudiants ou précaires "laissent sur le bord de la route toute une partie de la jeunesse la plus touchée par la pauvreté : les jeunes à la rue, ceux résidant dans des squats ou hébergés chez des tiers, dans un centre d'hébergement d'urgence, à l'hôtel ou encore dans des familles aux revenus modestes", écrivent les signataires.

Avant la crise, ils enchaînaient des petits boulots, des missions d'intérim. D'autres percevaient de menus revenus à travers les plateformes numériques. Les plus précaires dépendaient de la mendicité ou de l'économie de la débrouille, qui est aujourd'hui à l'arrêt.

Les signataires de la tribune

dans "Le Journal du dimanche"

Avant 25 ans, ces jeunes ne sont pas éligibles aux aides sociales. "Ce scandale n'a rien de conjoncturel : aujourd'hui, en France, un jeune sur cinq vit en dessous du seuil de pauvreté", insistent les signataires. Selon eux, "la récession qui se profile va affecter directement et durablement les jeunes, notamment les moins qualifiés d'entre eux". Ils rappellent qu'entre 2008 et 2010, "le nombre de jeunes recherchant un emploi avaient connu une hausse de 72%".

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