Départs en vacances et coronavirus : "Il faut plutôt privilégier les aires qui sont uniquement des aires de repos", indique l'association Prévention routière

Anne Lavaud, déléguée générale de l'association Prévention routière, estime qu'"en termes sanitaires, les aires qui sont très peuplées, où il y a des magasins" sont à éviter.

Un ralentissement sur l\'A7 à hauteur de Valence (Drôme), le 11 juillet 2020.
Un ralentissement sur l'A7 à hauteur de Valence (Drôme), le 11 juillet 2020. (NICOLAS GUYONNET / HANS LUCAS)

"Il faut peut-être plutôt privilégier les aires qui sont uniquement des aires de repos" pour faire des pauses sur la route des vacances, recommande samedi 11 juillet sur franceinfo Anne Lavaud, déléguée générale de l'association Prévention routière.

Selon l'étude menée par un Observatoire des risques routiers et de la mobilité, créé par la Prévention routière et Assurance prévention, 80% des Français "disent qu'ils vont circuler en voiture, en moto ou en camping-car" cet été, et "la plupart d'entre eux vont privilégier les réseaux secondaires, les petites routes, les départementales".

"Ils nous disent qu'ils se sentent plus en sécurité au niveau sanitaire sur ce réseau", explique Anne Lavaud. "C'est vrai que quand on circule sur l'autoroute, lorsqu'on fait ses pauses, on s'arrête dans ces grandes aires d'autoroute qui sont souvent très chargées", reconnaît Anne Lavaud.

Une pause toutes les deux heures

Mais les automobilistes empruntent aussi les petites routes du réseau secondaire. Et là, Anne Lavaud rappelle que "62% des accidents mortels" se concentrent sur ce réseau secondaire, et que "sur ces réseaux-là, il y a beaucoup moins d'aires qui sont organisés pour ces fameuses pauses". "Cela veut dire qu'il faut s'arrêter soit dans un village, soit dans un petit chemin de campagne".

"Ce que l'on craint, c'est que n'ayant pas d'emplacement pour s'arrêter, ils ne fassent pas justement ces fameuses pauses qui sont indispensables" indique Anne Lavaud, qui rappelle que le conducteur doit se reposer toutes les deux heures.

Elle recommande "dans la mesure du possible de prendre l'autoroute" parce qu'en "kilomètres parcourus, c'est le réseau qui est le plus sûr" mais reconnaît qu'"en termes sanitaires, les aires qui sont très peuplées, où il y a des magasins, il faut peut-être les éviter, et plutôt privilégier les aires qui sont uniquement des aires de repos pour s'arrêter, par exemple pour pique-niquer ou sortir de la voiture, faire gambader les enfants".