Covid : "On est clairement en début de huitième vague, mais la pente est moins forte", analyse le Pr Frédéric Adnet

D'après Frédéric Adnet, directeur médical du Samu de Seine-Saint-Denis et chef du service des urgences de l'hôpital Avicenne de Bobigny, si la vaccination reste nécessaire, cette vague est moins intense en raison "du degré d'immunité" de la population.

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Radio France
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L'entrée du service réservé aux patients atteints du Covid-19 à l'hôpital de la Timone, à Marseille. (NICOLAS TUCAT / AFP)

Les indicateurs de l'épidémie de Covid-19 repartent à la hausse. Selon les autorités sanitaires, en une semaine, les hospitalisations ont augmenté de 15% et le nombre de nouveaux cas grimpe désormais à 55 000 par jour en moyenne. Une tendance que confirme dimanche 9 octobre sur franceinfo Frédéric Adnet, directeur médical du Samu de Seine-Saint-Denis et chef du service des urgences de l'hôpital Avicenne de Bobigny.

"On est clairement en début de 8e vague, mais elle est différente des précédentes : la pente est moins forte", remarque le professionnel. "L'augmentation des hospitalisations est modérée mais elle existe, le nombre de patients en réanimation reste assez stable et aux urgences, il y a une petite augmentation aussi", complète-t-il.

Une vague moins intense en raison du degré d'immunité

Selon le Pr Adnet, cette vague est moins intense en raison "du degré d'immunité" de la population. "Beaucoup ont déjà eu le Covid et la couverture vaccinale est importante, il y a probablement aussi un reste de gestes barrière dans les transports en commun, dans les lieux où la densité de personnes est importante", précise le professionnel de santé.

A l'hôpital également le médecin constate un changement. "On voit beaucoup moins ces patients en détresse respiratoire, ces pneumonies à Covid-19. On a plus de formes ORL : des angines, des syndromes grippaux", note le professeur Adnet qui souligne que les contaminations sont toujours dues à Omicron et ses sous-variants. D'après le médecin la vaccination reste nécessaire. "Des formes graves existent toujours et elles sont caractéristiques des patients les plus à risques : les plus âgés, ceux qui sont immunodéprimés, avec des comorbidités. Il faut vraiment cibler les patients les plus à risque", conclut-il.

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