Covid-19 : les idées reçues sur les moyens de combattre le virus

Alors que l'épidémie de Covid-19 progresse, les mérites de remèdes miracles sont vantés sur les réseaux sociaux. Sur le plateau de France 2, la journaliste Florence Griffond fait le tour des idées reçues.

Beaucoup d'idées reçues circulent sur les réseaux sociaux au sujet du Covid-19. "L'Organisation mondiale de la santé (OMS) a dû publier une page spéciale intitulée 'En finir avec les idées reçues'. Par exemple, l'OMS indique que vous laver les mains avec l'urine de vos enfants ne peut pas protéger contre le Covid-19. La cocaïne, aussi, contrairement à ce que certains affirment, ne protège absolument pas, c'est même dangereux. Vaporiser de l'alcool ou du chlore sur tout le corps ne tuera pas le virus, et l'huile de sésame, l'ail ou les infusions de fenouil ne sont pas plus efficaces", indique la journaliste Florence Griffond sur le plateau du 13 Heures.

Ne tentez pas de fabriquer votre propre gel hydroalcoolique

L'homéopathie ne peut pas vaincre le Covid-19. Là, même le premier fabricant de ces petites granules blanches l'a dit. "Le laboratoire Boiron a précisé dans un communiqué que l'homéopathie ne pouvait pas être une solution miracle contre le Covid-19. Il exhorte tous les patients à suivre les recommandations officielles pour lutter contre ce virus", ajoute-t-elle. Qu'en est-il des recettes qui circulent pour fabriquer soi-même son gel hydroalcoolique ? "Elles proviennent cette fois d'une page officielle de l'OMS, qui propose une recette pour fabriquer ce gel. Mais attention : cette recette est destinée aux pharmaciens et non aux particuliers. Ne tentez pas de l'appliquer vous-même, cela pourrait être dangereux. Parmi les composés, il y a de l'eau oxygénée. Or, mélangée avec de l'acétone ou de l'alcool, ça peut provoquer des détonations ou des combustions spontanées. Moralité : faute de gel, mieux vaut vous laver les mains avec du savon", conclut Florence Griffond.

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Une personne mesure la température corporelle d'un passager débarquant du navire de croisière "Diamond Princess", à Yokohama (Japon) le 21 février 2020. (PHILIP FONG / AFP)