Covid-19 : les Etats-Unis autorisent le premier test à domicile et sans ordonnance

Le test utilise un écouvillon nasal, pas aussi long que ceux employés dans le cadre médical, et pourra indiquer la présence du virus en quelque 20 minutes.

Une Américaine fait un test du Covid-19 avant Thanksgiving, à New York, le 18 novembre 2020.
Une Américaine fait un test du Covid-19 avant Thanksgiving, à New York, le 18 novembre 2020. (TAYFUN COSKUN / ANADOLU AGENCY / AFP)

Un dispositif utile pour une nouvelle offre de dépistage. Les Etats-Unis ont autorisé mardi 15 décembre la commercialisation du premier test Covid-19 à domicile et sans ordonnance, qui pourra indiquer la présence du virus en 20 minutes et sera vendu environ 30 dollars.

L'agence américaine du médicament a donné son autorisation pour cette "étape majeure" dans la lutte contre le Covid-19, selon son chef Stephen Hahn. "Nous aidons les Américains à accéder à plus de tests" et "à réduire le poids qui pèse sur les laboratoires", a-t-il ajouté.

Connecté à un smartphone

Ce test est fabriqué par la compagnie basée en Californie Ellume, qui prévoit de mettre trois millions d'unités sur le marché en janvier puis des millions supplémentaires dans les mois suivants. Le test utilise un écouvillon nasal, pas aussi long que ceux employés dans le cadre médical. Il est par conséquent moins pénible à utiliser soi-même. Il doit ensuite être inséré dans un petit boîtier, relié au smartphone de l'utilisateur par Bluetooth.

Les résultats sont disponibles en une vingtaine de minutes sur une application qu'il faut préalablement télécharger. Celle-ci demande aux utilisateurs leur code postal et date de naissance afin de transmettre les données aux autorités sanitaires publiques. Donner son nom et son adresse e-mail est optionnel.

Ce test antigénique détecte une molécule se trouvant à la surface du coronavirus. La technologie utilisée est similaire à celle d'un test de grossesse. Les tests PCR, eux, cherchent le matériel génétique du virus.

Si les tests antigéniques sont moins sensibles que les tests PCR, de nombreux experts en santé publique militent depuis des mois pour leur utilisation massive. Peu coûteux, ils pourraient en effet permettre aux gens de se tester plusieurs fois par semaine au besoin, et d'avoir un résultat quasi immédiatement, tandis qu'un test très précis dont le résultat n'est connu que cinq ou sept jours plus tard est inutile, arguent-ils, puisque la période infectieuse est alors généralement passée.