Covid-19 : le vaccin d'AstraZeneca offre une "efficacité limitée" contre le variant sud-africain

La chercheuse de l'université d'Oxford qui dirige le développement du vaccin a, en revanche, assuré dimanche sur la BBC qu'il pourrait être efficace contre les formes graves de la maladie.

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France Télévisions
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Un flacon du vaccin fabriqué par Oxford-AstraZeneca, le 3 février 2021. (KTSDESIGN/SCIENCEPHOTOLIBRARY / KTS)

Le vaccin britannique développé par l'université d'Oxford et le groupe AstraZeneca n'est pas efficace contre les formes modérées du Covid-19 liées au variant identifié en Afrique du Sud. C'est ce qu'a affirmé sur la BBC (en anglais), dimanche 7 février, la chercheuse de l'université d'Oxford qui dirige le développement du vaccin. 

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Selon un porte-parole d'AstraZeneca, cité par le Financial Times (en anglais), une étude portant sur 2 000 personnes a montré que le vaccin britannique présentait "une efficacité limitée contre les formes modérées de la maladie due au variant sud-africain". 

Une nouvelle version en cours d'élaboration

En revanche, selon la chercheuse Sarah Gilbert, il pourrait être efficace contre les formes graves de la maladie. Face au variant sud-africain, le produit d'Oxford-AstraZeneca "ne réduit peut-être pas le nombre total de cas, mais protège quand même contre les décès, les hospitalisations et les formes graves de la maladie", a-t-elle tenu à préciser. Une étude, qui sera publiée lundi, doit l'affirmer définitivement.

Selon Sarah Gilbert, les chercheurs travaillent actuellement pour améliorer le vaccin face aux nouveaux variants. "Une version avec la séquence du variant sud-africain est en préparation", a-t-elle expliqué, ajoutant que les chercheurs "aimeraient beaucoup" qu'elle soit prête pour l'automne.

Le vaccin d'AstraZeneca a été approuvé pour une mise sur le marché dans de nombreux pays, dont l'Union européenne depuis une dizaine de jours. Mais certains pays, comme la France, qui vient de commencer à l'utiliser, ont préféré le recommander uniquement pour les moins de 65 ans, faute de données suffisantes sur les personnes plus âgées.

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