Covid-19 : le chiffre d'affaires des compagnies aériennes chutera de plus de 60% en 2020, pire année pour le secteur

L'Association internationale du transport aérien prévoit des pertes nettes de 118,5 milliards de dollars pour le secteur en 2020, contre 84,3 milliards de dollars estimés en juin, et des pertes nettes de 38,7 milliards pour 2021, là encore un chiffre plus bas que celui prévu en juin, avant l'émergence de la deuxième vague de l'épidémie.

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Une salle d'embarquement vide, à l'aéroport de Berlin Brandenburg, le 5 novembre 2020.  (BERND VON JUTRCZENKA / DPA / AFP)

Jamais le secteur aérien n'avait connu telle année de turbulences. Le chiffre d'affaires des compagnies aériennes chutera de plus de 60% en 2020 par rapport à 2019, a annoncé mardi 24 novembre l'Association internationale du transport aérien (Iata). "La crise du Covid-19 a menacé la survie de l'industrie du transport aérien" et "les livres d'histoire retiendront 2020 comme la pire année financière" pour le secteur, qui "a réduit ses coûts d'un milliard de dollars en moyenne par jour en 2020 et va continuer à accumuler des pertes sans précédent", a déclaré l'organisation qui regroupe 290 compagnies aériennes, à l'occasion de son assemblée générale.

Ces dernières enregistreront au total 157 milliards de dollars (132 milliards d'euros) de pertes cumulées sur les années 2020 et 2021. L'Iata prévoit des pertes nettes de 118,5 milliards de dollars pour le secteur en 2020, contre 84,3 milliards de dollars estimés en juin, et des pertes nettes de 38,7 milliards pour 2021, là encore un chiffre plus bas que celui prévu en juin (15,8 milliards de dollars), avant l'émergence de la deuxième vague de coronavirus.

Généraliser les tests de dépistage au départ

"Cette crise est dévastatrice et implacable", déclare le directeur général de l'Iata, Alexandre de Juniac, cité dans un communiqué. "Les frontières doivent être réouvertes sans mesures de quarantaine pour que les passagers puissent à nouveau prendre l'avion. Les compagnies devraient continuer à puiser dans leurs liquidités au moins jusqu'au quatrième trimestre 2021, il n'y a donc pas de temps à perdre", ajoute-t-il. 

L'Iata plaide avec force depuis des mois pour la généralisation de tests de dépistage pratiqués au départ des passagers, pour éviter des mesures de quarantaine délétères pour le voyage à l'arrivée.

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