Cet article date de plus de trois ans.

Covid-19 : la suspension des essais du vaccin d'Oxford n'est pas "anormale" selon la CSMF

Le groupe pharmaceutique AstraZeneca a annoncé la mise en pause des essais cliniques de son vaccin contre le Covid-19. "Cela fait partie de la vie d'un vaccin avant qu'il soit mis sur le marché", a réagi le président de la Confédération des syndicats médicaux français Jean-Paul Ortiz.

Article rédigé par France Info
Radio France
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 1 min
Le docteur Jean-Paul Ortiz, président de la Confédération des syndicats médicaux français (CSMF), invité de franceinfo le vendredi 13 mars. (FRANCEINFO)

"Rien d'anormal à tout ça mais je comprends que tout le monde soit déçu, nous aussi bien sûr", a réagi au micro de franceinfo Jean-Paul Ortiz, président de la Confédération des syndicats médicaux français (CSMF) après l'annonce de la mise en pause des essais cliniques du vaccin contre le Covid-19 de l'université d'Oxford et du groupe pharmaceutique AstraZeneca.

"On n'est pas étonnés, nous médecins, qu'il y ait des anicroches, des arrêts, des reprises de tests pour arriver à mettre au point un vaccin. Cela fait partie de la vie d'un vaccin avant qu'il soit mis sur le marché", explique Jean-Paul Ortiz. Pour lui, cela "montre la difficulté de mettre au point un vaccin efficace et sûr."

Probablement "un an et demi voire deux ans" d'attente

Le président de la Confédération des syndicats médicaux français dit n'avoir "jamais cru" à la possibilité qu'un vaccin soit commercialisé en 2020 ou en début d'année 2021. "Tout le monde est pressé et on annonce probablement trop tôt qu'on a fait des avancées, que ça va sortir très vite. On sait que, de toute façon, ce sera beaucoup plus long que ce que les journalistes ont dit jusqu'à présent. Le monde scientifique et médical sait très bien qu'il faut probablement un an et demi voire deux ans avant d'avoir un vaccin efficace et qui soit suffisamment sûr pour qu'on l'utilise sur des dizaines de millions de personnes".

Commentaires

Connectez-vous à votre compte franceinfo pour participer à la conversation.