Covid-19 : l'oxygène liquide, un enjeu vital pour les hôpitaux

Publié Mis à jour
Durée de la vidéo : 4 min.
Covid-19 : l'oxygène liquide, un enjeu vital pour les hôpitaux
France 2
Article rédigé par
C.Méral, S.Guillemot, S.Thiébaut, L.Founas, B.Jéquel, F.Maria, N.Sadok, C.Chen - France 2
France Télévisions

L’utilisation d’oxygène liquide a bondi avec la pandémie et continue de manquer dans le monde. Mais en France, 18 usines de production de cette ressource précieuse assurent en continu l’approvisionnement des hôpitaux. 

L'oxygène médical est le nerf de la guerre pour soigner les patients dans la lutte contre le Covid-19. A l’hôpital de Valenciennes (Nord), dans le service de réanimation, le docteur Ugo Fouquet vérifie plusieurs fois que ses patients placés en coma artificiel sont suffisamment alimentés en oxygène dans le respirateur artificiel. L’oxygène est également utilisé en soins intensifs. Karima Belayachi, aide-soignante, a contracté le Covid-19 dans l’Ehpad où elle travaille. Le virus se manifeste par des quintes de toux suffocantes, alors pour elle, le respirateur artificiel est indispensable. “C’est une sensation d'étouffement, on ne sait pas à quoi se raccrocher, et d’avoir eu ça tout de suite, c’est rassurant, ça m'apporte vraiment un confort incroyable”, explique la patiente.

Pas de pénurie

Avec la crise sanitaire, la consommation d’oxygène a augmenté de 10%. Les réserves de l’hôpital, sous surveillance, contiennent 30 jours de stocks et sont réapprovisionnées régulièrement. Il existe 18 usines de production d’oxygène médical en France. La matière première, l’oxygène que tout le monde respire, est soumise à de nombreuses étapes de production. Un site situé en région parisienne a augmenté de 13% sa production sans difficulté. Face à la demande, la logistique est lourde et les camions sont plus nombreux. De petites unités de production permettent également aux établissements de produire eux-mêmes leur oxygène.

Prolongez votre lecture autour de ce sujet

tout l'univers Covid-19

Commentaires

Connectez-vous à votre compte franceinfo pour participer à la conversation.