Covid-19 : Emmanuel Macron appelle à une décision "scientifique" et "pas politique" sur la réintégration des soignants non vaccinés

Une proposition de loi des députés LFI sur la réintégration de ces soignants n'a pas abouti, jeudi soir.

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France Télévisions
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Des soignants de l'hôpital de Perpignan (Pyrénées-Orientales), le 7 juillet 2022. (ARNAUD LE VU / HANS LUCAS / AFP)

Emmanuel Macron a estimé vendredi 25 novembre que le retour à l'hôpital du personnel de santé non vacciné contre le Covid-19 devait être une décision qui ne relève pas d'un "choix politique". "Si les scientifiques (...) nous disent que c'est souhaitable d'un point de vue scientifique de réintégrer ces soignants, il faut que le gouvernement le fasse", a déclaré le chef de l'Etat lors d'un déplacement à Dijon. Il a également tancé "des soignants qui considèrent que cela n'est pas un devoir déontologique de se vacciner".

"Il faut que la décision soit scientifiquement établie", affirme Emmanuel Macron à propos de la réintégration des soignants non vaccinés

Jeudi, une proposition de loi des députés LFI visant la réintégration du personnel de santé non vacciné n'a pas pu être votée à l'Assemblée, l'opposition fustigeant les "manœuvres" du camp présidentiel pour ralentir les débats.

François Braun insiste sur "l'éthique" des soignants

La question fait polémique depuis que l'obligation vaccinale du personnel de santé a été instaurée, en septembre 2021. Le ministre chargé des relations avec le Parlement, Franck Riester, a critiqué la proposition de loi LFI, un texte "grave", selon lui. "Au moment où la circulation du virus repart à la hausse, où il y a une épidémie de bronchiolite et la grippe, c'est grave de réintégrer des personnels non vaccinés", a-t-il estimé sur France Inter, vendredi matin.

Vendredi après-midi, François Braun a insisté sur "l'éthique" nécessaire des soignants quant à la vaccination : "Quand on est soignant, on a une éthique. La première de cette éthique, c'est de protéger les personnes les plus fragiles."

Les partisans d'une réintégration font valoir que les vaccins anti-Covid ont perdu beaucoup de leur efficacité contre la transmission de la maladie, bien qu'ils restent protecteurs sur le plan individuel contre les formes graves. Ils jugent aussi aberrant d'empêcher des soignants d'exercer leur activité dans un contexte de manque de personnel, bien que la proportion de personnes suspendue soit extrêmement minoritaire dans les hôpitaux. "99% des soignants" sont vaccinés, a rappelé François Braun, vendredi après-midi.

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