Coronavirus : Sanofi prêt à offrir aux autorités françaises des millions de doses d'un antipaludique, après des essais "prometteurs"

Le Plaquenil, une molécule d'hydroxychloroquine, également utilisée depuis des décennies dans les maladies auto-immunes de type lupus ou polyarthrite rhumatoïde, pourrait en effet avoir un effet sur la disparition du virus. Des tests supplémentaires vont être effectués.

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Un membre du personnel médical de l'Institut hospitalo-universitaire de Marseille montre, le 26 février 2020, des plaquettes de Nivaquine et de Plaquenil, qui contiennent chloroquine et hydroxychloroquine. (GERARD JULIEN / AFP)

Un antipaludique qui pourrait traiter potentiellement 300 000 malades. Le laboratoire français Sanofi s'est dit prêt à offrir aux autorités françaises des millions de doses de Plaquenil, après des essais jugés "prometteurs" auprès de patients atteints du Covid-19. Mardi 17 mars, un porte-parole du laboratoire a précisé que le groupe se tenait prêt à travailler avec les autorités de santé françaises "pour confirmer ces résultats". 

Le Plaquenil, une molécule d'hydroxychloroquine, également utilisée depuis des décennies dans les maladies auto-immunes de type lupus ou polyarthrite rhumatoïde, pourrait en effet avoir un effet sur la disparition du virus, a indiqué lundi le professeur Didier Raoult, directeur de l'Institut hospitalo-universitaire de Marseille. Selon cette étude menée sur 24 patients atteints du coronavirus, six jours après le début de la prise de Plaquenil, le virus avait disparu chez trois quarts des personnes traitées.

"Pas de preuve scientifique" à ce stade

Plus tôt dans la journée de mardi, la porte-parole du gouvernement, Sibeth Ndiaye, avait indiqué que ces essais cliniques seraient étendus à un plus grand nombre de patients. Ces nouveaux essais "seront réalisés avec une équipe indépendante du professeur  Raoult", a précisé Sibeth Ndiaye, à l'issue d'un Conseil des ministres. Elle a néanmoins souligné qu'à ce stade, "nous n'avons pas de preuve scientifique" que ce traitement fonctionne. Plusieurs experts appellent en effet à la prudence en l'absence d'études plus poussées et en raison des effets indésirables qui peuvent être graves, notamment en cas de surdosage.

"J'ai pris connaissance des résultats et j'ai donné l'autorisation pour qu'un essai plus vaste par d'autres équipes puisse être initié dans les plus brefs délais sur un plus grand nombre de patients", a, de son côté, indiqué lors d'une conférence de presse téléphonique le ministre de la Santé, Olivier Véran. Ce dernier a émis l'espoir que ces nouveaux essais permettraient "de conforter les résultats intéressants" obtenus par le professeur Raoult. Mais "il est absolument fondamental d'asseoir toute décision de politique publique en santé sur des données scientifiques validées, et les processus de validation, on ne peut pas négocier avec", a-t-il souligné.

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