Coronavirus : les Bourses européennes rebondissent au lendemain du krach

En Asie, en revanche, les places financières trébuchent encore. 

 Au siège d\'Euronext, à la Défense, près de Paris, le 9 mars 2020.
 Au siège d'Euronext, à la Défense, près de Paris, le 9 mars 2020. (ERIC PIERMONT / AFP)

La finance européenne reprend son souffle. Les places européennes ont rebondi vendredi 13 mars à l'ouverture, après une débâcle historique la veille, face à la progression de la pandémie de coronavirus. Les Bourses d'Asie, elles, ont encore lâché du lest, surtout Tokyo.

A Paris, le CAC 40, qui avait connu jeudi la pire chute de son histoire, a rebondi de 4,7% à l'ouverture, tandis que Londres a repris 4%, Francfort 2,75% et Milan 4,8% dans les premiers échanges."La question est de savoir si les investisseurs tiendront leurs positions acheteuses durant le week-end", a souligné Vincent Boy, analyste marché chez IG France.

Les Bourses chinoises ont aussi encore lâché du lest vendredi, mais moins que Tokyo : certains investisseurs sont partis à la chasse aux bonnes affaires, selon une note de Wanlong Securities. L'indice composite de Shanghai a perdu 1,23%, celui de Shenzhen 1,08%. A Hong Kong, l'indice Hang Seng a fini en retrait de 1,14%. 

Les Bourses suspendues aux annonces des gouvernements 

De Paris à Wall Street, de Londres à Sao Paulo, l'hécatombe sur les marchés financiers mondiaux a été vertigineuse jeudi, certaines Bourses ayant vécu leur pire séance depuis octobre 1987. Les investisseurs ont été pris de court par la décision de Donald Trump de suspendre l'entrée des Européens de l'espace Schenghen aux Etats-Unis pendant 30 jours. 

La Banque centrale européenne (BCE) a dévoilé, jeudi, un paquet de mesures pour limiter les conséquences économiques de la crise sanitaire dans la zone euro. Sans toutefois abaisser ses taux directeurs, ce qu'avait déjà fait, par surprise, la Réserve fédérale américaine (Fed). Cette dernière a d'ailleurs à nouveau dégainé jeudi, renouant avec le rachat de dette à travers les bons du Trésor, et promettant d'injecter des milliers de milliards de dollars d'argent frais, ce qui n'a pas empêché le Dow Jones de s'écraser de presque 10%.