Coronavirus : le groupe PSA annonce rapatrier ses expatriés travaillant à Wuhan

La mesure concerne 38 personnes au total, précise le groupe dans un communiqué.

Le groupe PSA va rapatrier 38 personnes de la région de Whuan (Chine). 
Le groupe PSA va rapatrier 38 personnes de la région de Whuan (Chine).  (MUSTAFA CIFTCI / ANADOLU AGENCY / REUTERS)

PSA réagit. Le constructeur automobile français a annoncé, samedi 25 janvier, qu'il avait décidé de rapatrier ses salariés expatriés et leurs familles localisés dans la région de Wuhan en Chine, où est apparu le coronavirus. La mesure concerne 38 personnes au total, précise le groupe dans un communiqué.

"Cette initiative est en cours de mise en œuvre en totale coordination avec les autorités chinoises et le consulat général de France", explique PSA. En parallèle, le groupe PSA et son partenaire chinois DFM sont "totalement mobilisés pour mettre en œuvre toutes les mesures permettant de prendre soin des employés chinois de leur entreprise commune DPCA, en totale collaboration avec les autorités chinoises", précise ce communiqué. 

PSA emploie 800 personnes en Chine

"Nous sommes dans un principe de précaution maximal afin de protéger au mieux l'ensemble des salariés du groupe présent à Wuhan, ainsi que leurs familles", explique Xavier Chéreau, le DRH de PSA, interrogé par franceinfo. L'entreprise organise le déplacement de ses 15 salariés français et des membres de leurs familles, soient 38 personnes. Leur "état d'esprit est bon, il y a bien évidemment un peu d'inquiétude, c'est légitime".

"Nous sommes en cellule de crise 24h sur 24 et nous organisons au mieux ce départ vers la ville de Changsha (…) dans les prochaines heures. Nous allons organiser un bus qui permettra d'aller de Wuhan à Changsha", poursuit Xavier Chéreau. Seront-ils ensuite rapatriés en France ? "C'est l'objectif que nous nous sommes fixés", répond le DRH qui promet de suivre toutes les recommandations sanitaires que fixeront les autorités sanitaires françaises.

Le groupe automobile examine par ailleurs la situation de ses "800 collaborateurs sur la totalité de la Chine, dont une centaine de salariés français".