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Coronavirus : la majorité des morts inexpliquées survenues en dehors de l'hôpital pendant l'épidémie sont dues à des lésions pulmonaires en lien avec le virus

Ces personnes, âgées de 27 à 99 ans, sont surtout décédées à leur domicile. Parmi elles, certaines avaient de la fièvre, de la toux ou les deux.

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Radio France
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Un volontaire de la Croix-Rouge se rend chez une femme qui a des symptômes du Covid-19, le 5 mai 2020 à Paris. (illustration) (PHILIPPE LOPEZ / AFP)

La majorité des morts inexpliquées survenues en dehors de l'hôpital pendant l'épidémie de coronavirus sont dues à des lésions pulmonaires en lien avec le virus. C'est ce qu'a mis en évidence une étude menée par des membres de l'Institut médico-légal de Paris, de l’hôpital Sainte-Anne - GHU Paris, des hôpitaux de l’AP-HP Saint-Louis et Lariboisière, de l'Université de Paris, de l’Inserm et du CNRS, publiée vendredi 12 juin.

Les chercheurs ont réalisé des scanners sur des personnes décédées en dehors de l'hôpital et dont les causes de la mort restaient inconnues. Ces personnes, âgées de 27 à 99 ans, sont surtout décédées à leur domicile. Certaines avaient de la fièvre, de la toux ou les deux. Pour la majorité d'entre elles, les médecins suspectaient une infection au Covid-19.

Trois fois plus d'embolies pulmonaires et de phlébites pendant le pic épidémique


Les éléments recherchés au scanner étaient la présence de signes d’infection pulmonaire évocateurs d’une infection au Covid-19, de phlébites des membres inférieurs, ou encore d’embolie pulmonaire proximale responsable d’arrêt cardiaque. L'étude a noté que, pendant le pic épidémique, les demandes d’autopsies médico-légales pour mort subite inexpliquée étaient 14 fois plus fréquentes que lors de l’année 2019. Le point commun entre toutes ces personnes étaient d'avoir perdu le contact avec leur famille ou les services de secours 30 minutes à quelques heures avant la survenue de l’arrêt cardiaque.

L'analyse a ainsi pu démontrer que les cas d’embolie pulmonaire proximale et de phlébite étaient trois fois plus élevés pendant le pic épidémique que pendant toute l’année 2019.

Les résultats obtenus mettent donc en évidence qu'une part importante des personnes victimes de mort subite pendant le pic épidémique, était probablement liée à des embolies pulmonaires proximales. Ces personnes doivent être donc rapidement dirigées vers des centres de traitement des chocs cardiogéniques. L'étude confirme également le rôle primordial de la prévention intensive de la thrombose chez les patients présentant une infection Covid-19.

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