Coronavirus : l'Etat débloque 600 millions d'euros pour les régions

Jean Castex a fait cette annonce jeudi matin. Objectif : préserver leurs capacités d'investissement après la crise sanitaire.

Jean Castex et Renaud Muselier (au premier plan, respectivement à gauche et à droite), le 30 juillet 2020 à l\'hôtel Matignon, à Paris.
Jean Castex et Renaud Muselier (au premier plan, respectivement à gauche et à droite), le 30 juillet 2020 à l'hôtel Matignon, à Paris. (XOSE BOUZAS / HANS LUCAS / AFP)

"On va faire taire toutes nos guéguerres, toutes nos différences légitimes (...) pour montrer que nous savons agir dans le même sens". Jean Castex a annoncé, jeudi 30 juillet au matin, le déblocage d'une enveloppe de 600 millions d'euros à destination des régions, afin de préserver leurs capacités d'investissement après la crise du coronavirus. Une mesure prise dans le cadre d'un "accord de méthode" qualifié de "révolution partenariale" par les régions.

"Nous sommes très satisfaits de ce qu'on vient de signer", a salué Renaud Muselier. Le président de l'Association des régions de France a rendu un hommage appuyé à Jean Castex, avec qui il a "en 15 jours débloqué une situation très complexe que nous n'avions pas réussi à débloquer en trois ans".

"Est ce que c'est assez ? C'est jamais assez", a ajouté Renaud Muselier, qui évalue à 1,2 milliard d'euros l'impact de la crise sur les finances des régions. Mais "c'est une très bonne décision", a-t-il encore salué.

Des relais pour mettre en œuvre le plan de relance

Contrepartie de cet accord, les régions s'engageront à investir massivement dans la relance, jusqu'à 20 milliards d'euros. Cela s'effectuera dans le cadre des contrats de plan Etat-Région 2021-2027 qui seront discutés entre septembre et décembre et dont les axes forts tourneront autour de la transition écologique, la recherche, la cohésion sociale, la santé, la formation professionnelle ou encore la modernisation des infrastuctures de transport.

Il est aussi demandé aux régions d'alimenter un "fonds de sauvegarde" mobilisable en cas de nouvelle crise et d'améliorer les mécanismes de péréquation entre régions. Enfin, régions et Etat sont convenus de collaborer étroitement dans la mise en œuvre du plan de relance, notamment dans les secteurs de l'automobile et l'aéronautique et dans la mobilisation des fonds européens.