Coronavirus : 432 millions d'euros seront versés pour le spectacle vivant, annonce Roselyne Bachelot

Ce montant fait partie de l'enveloppe de deux milliards d'euros pour tout le secteur de la culture annoncée par le Premier ministre mercredi.

La ministre de la Culture, Roselyne Bachelot, à l\'Elysée, à Paris, le 26 août 2020.
La ministre de la Culture, Roselyne Bachelot, à l'Elysée, à Paris, le 26 août 2020. (LUDOVIC MARIN / AFP)

C'est "un effort sans précédent", selon la ministre de la Culture. Le spectacle vivant, privé et public, bénéficiera d'une aide de 432 millions d'euros, a annoncé jeudi 27 août au soir Roselyne Bachelot à l'issue d'une rencontre entre Jean Castex, elle-même et les représentants de ce secteur "dévasté" par le contexte sanitaire. Ce montant fait partie de l'enveloppe de deux milliards d'euros pour tout le secteur de la culture annoncée par le Premier ministre mercredi.

"Il s'agit de 200 millions pour le spectacle vivant public, répartis entre grands opérateurs comme l'Opéra de Paris, la Comédie-Française et les organismes en région, et de 220 millions pour le théâtre privé", a détaillé Nicolas Dubourg, président du Syndeac (Syndicat national des entreprises artistiques et culturelles).

En plus des 432 millions, Jean Castex a annoncé la création "d'un nouveau mécanisme de compensation pour encourager la reprise d'activité des exploitants de salles de spectacles". "Une provision de 100 millions d'euros permettra d'assurer son financement dès septembre", a-t-il dit.

Le maintien d'une jauge réduite en zone rouge inquiète toujours

Les représentants du secteur se sont félicités des sommes allouées, même s'ils s'inquiètent toujours du maintien d'une jauge réduite en zone rouge, comme en Ile-de-France. "On salue le discours fort (de Castex) en direction du secteur, a indiqué Nicolas Dubourg. Mais il y a eu une grande insistance de notre part sur la question de la jauge... On est favorable à la généralisation du port de masque, mais en ajoutant la jauge limitée, ça rend l'exercice impossible", a-t-il souligné.

Aurélie Hannedouche, du Syndicat des musiques actuelles, a salué l'octroi de "sommes fléchées pour la musique", mais regrette qu'il n'y ait "aucune perspective donnée pour les spectacles debout". "Nous sommes plutôt satisfaits", a commenté pour sa part Olivier Darbois, à la tête du Prodiss, le Syndicat national du spectacle musical et de variété, qui rappelle que le chiffre d'affaires a chuté de 84%, soit 2,3 milliards d'euros de pertes en 2020 dans le spectacle vivant privé.