Confinement : restaurateurs et cafetiers préparent un recours contre la fermeture de leurs établissements

Le principal syndicat du secteur justifie sa démarche par "la rupture du principe d'égalité", soulignant que le décret qui impose de fermer les restaurants ne s'applique pas à la restauration collective.

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Une brasserie fermée à Paris en raison du confinement, le 7 novembre 2020. (MYRIAM TIRLER / HANS LUCAS / AFP)

Ils veulent rouvrir. Les restaurateurs et les cafetiers ont l'intention de contester en justice la décision du gouvernement de fermer leurs établissements dans le cadre du reconfinement décidé pour faire face à la reprise de l'épidémie de Covid-19. L'Union des métiers des industries de l'hôtellerie (UMIH), le principal syndicat du secteur, l'a annoncé samedi 14 novembre.

L'UMIH "a engagé un recours contre le décret du 29 octobre 2020 qui ferme les restaurants et débits de boissons de 'type N' tout en autorisant la restauration collective", indique-t-elle. Le syndicat justifie son recours par "la rupture du principe d'égalité". Cette action en justice sera "finalisé[e] avant le 20 novembre", précise-t-il.

"Deux établissements sur trois craignent de fermer définitivement"

"La fermeture administrative de nos restaurants et bars s'appuie sur des raisons sanitaires, or aucune donnée chiffrée ne permet de justifier que les cas de contamination ont été plus nombreux dans ces établissements (...) que dans la restauration collective", estime l'UMIH. Le syndicat souligne que ses adhérents "appliquent, depuis leur première réouverture en juin 2020, les mêmes protocoles sanitaires stricts appliqués par la restauration collective" et qu'"à la demande de la profession, ces protocoles ont même été renforcés en septembre 2020".

L'organisation rappelle que, selon une étude réalisée auprès de ses adhérents, "deux établissements sur trois craignent de fermer définitivement d'ici la fin de l'année en raison de ce deuxième confinement".

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