Confinement partiel dans les Alpes-Maritimes : "Nous n'avions pas le choix", indique la députée Alexandra Valetta-Ardisson

Alexandra Valetta-Ardisson, députée LREM de la 4e circonscription des Alpes-Maritimes, réagit lundi sur franceinfo à la mise en place à Nice d'un couvre-feu local les deux prochains week-ends, ainsi que la fermeture des commerces de plus de 5 000 mètres carrés.

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Radio France
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Alexandra Valetta-Ardisson, à l'Assemblée nationale, le 21 mars 2018. (VINCENT ISORE / MAXPPP)

La situation sanitaire liée au coronavirus Covid-19 de Nice inquiète le gouvernement. Le préfet des Alpes-Maritimes a notamment annoncé la mise en place d'un couvre-feu local les deux prochains week-ends, ainsi que la fermeture des commerces de plus de 5 000 mètres carrés et des contrôles renforcés aux frontières. "Nous n'avions pas le choix", a expliqué lundi 22 février sur franceinfo Alexandra Valetta-Ardisson, députée LREM de la 4e circonscription des Alpes-Maritimes.

franceinfo : Ce confinement était-il inévitable ?

Alexandra Valetta-Ardisson : On ne peut pas se réjouir de mettre en place de nouvelles restrictions, mais nous n'avions pas le choix. Les voyants sont tellement au rouge dans les Alpes-Maritimes qu'on était dans l'obligation de prendre de nouvelles mesures. On tente avec ce confinement plus localisé et le week-end et avec un tas de mesures qui accompagneront ce confinement. L'objectif est de faire baisser le plus rapidement possible le taux d'incidence dans les Alpes-Maritimes.

La fermeture des commerces non alimentaires de plus de 5 000 mètres carrés a été décidée. Ils pourront quand même faire du click and collect. Allez-vous aider les commerçants ?

Je comprends que c'est un coup dur pour les commerçants qui font une grosse partie de leur chiffre d'affaires le week-end. Le gouvernement accompagnera bien évidemment toutes ces mesures, il ne laissera pas tomber l'ensemble des commerçants et des artisans. Mais on n'avait pas le choix, à partir du moment où on confine il était normal que les commerces soient fermés

Ce confinement est-il un changement de stratégie de la part des autorités sanitaires ?

Depuis le début de cette crise le gouvernement agit vraiment de manière graduelle et proportionnée. On voit aujourd'hui qu'il s'adapte et agit de façon un peu plus territorialisée. Il y a un cas particulier dans les Alpes-Maritimes avec les indicateurs qui sont rouges. Le gouvernement, plutôt que de pénaliser l'ensemble du territoire national, décide d'appliquer des mesures uniquement sur la partie maritime. C'est plutôt une belle avancée et cela prouve que le gouvernement s'adapte à l'évolution du virus.

Pourquoi attendre samedi pour mettre en place la principale mesure ?

On peut considérer que le confinement est la mesure principale mais moi je considère qu'il y a tout un tas de mesures qui sont extrêmement importantes comme le renforcement des contrôles aux frontières. On a une frontière avec l'Italie, Monaco, un aéroport international où il y a beaucoup de mouvement, et il y a aussi le port du masque qui est généralisé et la diminution des jauges dans les centres commerciaux. Donc il y a, malgré tout, tout un tas de mesures qui vont être mises en application rapidement et qui on l'espère auront un fort impact. On ne va pas attendre une semaine, certaines mesures vont être appliquées rapidement.

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