Commerces : après "le plus gros samedi de l'année", des commerçants "satisfaits" mais "inquiets" pour le premier trimestre

"Nos cœurs de ville ne redeviendront des cœurs de ville que quand on aura les restaurants, les bars et les magasins ouverts tous ensemble, c'est ça une ambiance festive", affirme Christian Baulme, président de l’association Commerçants et artisans des métropoles de France.

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Radio France
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Les centres-villes pris d'assaut le dernier samedi avant Noël (illustration à Nantes, le 19 décembre 2020). (LOIC VENANCE / AFP)

On est "satisfait", assure dimanche 20 décembre sur franceinfo Christian Baulme, président de l’association Commerçants et artisans des métropoles de France, au lendemain du "plus gros samedi de l'année". Il salue "une très, très belle journée" mais qui reste "en rien comparable avec l'année dernière" pour les commerces des centres-villes de métropoles. Ce propriétaire d'un magasin de bricolage à Bordeaux se dit aussi "très inquiet pour le premier trimestre" à partir duquel les conditions d'attribution du fonds de solidarité vont se restreindre.

Pour le dernier samedi avant Noël, "les gens se sont rués sur la grande distribution, dans les centres commerciaux et dans les cœurs de ville. Donc ça a fait beaucoup de monde, beaucoup d'embouteillages", relate Christian Baulme qui espère que "ça va se poursuivre" dimanche. "Le chiffre d'affaires était là", assure le président de l’association Commerçants et artisans des métropoles de France, présente dans 20 agglomérations.

Le panier moyen "identique" à l'année dernière

Il note que le panier moyen des acheteurs "est identique à l'année dernière". "On est partagé entre ceux qui sont en télétravail, avec de l'argent qu'ils n'ont pas pu dépenser dans les restos, les sorties et ceux qui sont en chômage partiel et qui n'ont eu que 84% de leur salaire."

Christian Baulme redoute maintenant la fin du versement du fonds de solidarité pour de nombreux commerces à partir du 1er janvier, alors que les magasins des centres-villes vont continuer de pâtir, selon lui, de la fermeture des restaurants et bars. "Nos cœurs de ville ne redeviendront des cœurs de ville que quand on aura les restaurants, les bars et les magasins ouverts tous ensemble, c'est ça une ambiance festive", regrette le commerçant.

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