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Chroniques du ciel. La distanciation physique est-elle possible dans les avions ?

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Quelles sont les solutions envisagées par les compagnies aériennes pour que les passagers des avions ne puissent pas se contaminer entre eux, et comment l'air des cabines est-il renouvelé ? Le port du masque obligatoire serait l'une des solutions.

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Les avions cloués au sol à l'aéroport Roissy-Charles-de-Gaulle, le 16 avril 2020.  (YANN CASTANIER / HANS LUCAS / AFP)

S’il est relativement aisé d’envisager des mesures de sécurité sanitaire dans les aéroports, avec l’installation de caméras thermiques, le respect des distances physiques, ou le port du masque - le groupe ADP y travaille activement - cette problématique vire au véritable casse-tête pour les compagnies aériennes. Sauf à ne voyager qu’en classe affaires, il est difficile, voire impossible de respecter dans un cabine confinée une distance raisonnable avec les autres passagers.

Faire voler des avions à moitié vide, en neutralisant un certain nombre de sièges serait une mesure économiquement irréaliste. Pour des compagnies déjà durement touchées par cette crise, elle générerait un manque à gagner considérable ou se traduirait par une forte hausse du prix du billet. L’avion deviendrait réservé à une élite.

"Aucune compagnie ne peut gagner de l’argent avec des taux de remplissage de 50%"

C'est ce qu' a répété il y a quelques jours, Alexandre de Juniac, le patron de IATA, l’Association Internationale du Transport, commentant ainsi la décision d’American Airlines de bloquer ses sièges du milieu, pour respecter cette distanciation physique.

Dans un récent entretien au Financial Times, Michael O’Leary, le patron de Ryanair parle de mesure idiote et prévient. Si cette mesure doit être imposée, la low cost irlandaise ne volera plus. Face à cet imbroglio, un fabricant italien de sièges d’avion, a imaginé d’installer des parois en plexiglas, qui isolerait chaque passager de la classe éco. Mais ce n’est qu’un projet, qui n’est pas certifié, d’où un coût considérable pour un transport aérien au bord de la faillite générale.

La solution la plus simple est la généralisation du masque pour tous les passagers

Le masque pour tous les passagers serait une solution simple, même si dans un avion, contrairement à certaines idées reçues, le risque de contamination est limité. L’air de la cabine y est entièrement renouvelé, de 20 à 30 fois par heure, grâce à des filtres à particules, de qualité hospitalière.

De plus, une étude récente réalisée par des chercheurs de l’université d’Atlanta a montré qu’un passager sain, situé à plus d’un rang ou deux sièges en latéral d’un passager malade, n’avait quasiment aucun risque d’être contaminé. En fait, aujourd’hui, la plus grande incertitude, c’est le flou entretenu par le gouvernement sur l’avenir et la reprise du trafic aérien. Dans sa dernière intervention sur le déconfinement, Édouard Philippe n’en a fait aucune mention.

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