"Au lieu de nous traiter avec arrogance, le président ferait mieux de nous traiter en partenaire", lance Florence Portelli

Lors d'un déplacement à Saclay (Essonne), le chef de l'Etat a fait une allusion aux nombreuses critiques sur la gestion de la crise sanitaire par le gouvernement. Une remarque qui a fait réagir la maire LR de Taverny (Val-d’Oise).

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Florence Portelli, en meeting à Bordeaux, le 25 novembre 2017. (THIBAUD MORITZ / MAXPPP)

"Au lieu de nous tourner le dos, de nous traiter avec arrogance ou comme des adversaires, le gouvernement et le président de la République feraient mieux de nous traiter en partenaire", a réagi jeudi 21 janvier sur franceinfo Florence Portelli, maire LR de Taverny (Val d’Oise), vice-présidente de la région Île-de-France et du mouvement Libres ! de Valérie Pécresse, après qu'Emmanuel Macron a fustigé "une nation de 66 millions de procureurs", allusion aux nombreuses critiques sur la gestion de la crise sanitaire par le gouvernement. Le chef de l'Etat a regretté la "traque incessante de l'erreur" en France.

>> VIDEO. Covid-19 : pour Emmanuel Macron, la France est devenue "une nation de 66 millions de procureurs"

"Je suis du côté de la défense des maires et des collectivités territoriales, tient à souligner Florence Portelli. On est en première ligne parce que l'Etat ne peut pas tout. Et ça, j'en ai bien conscience. On met plus que la main à la poche parce qu'on a une logistique, un pragmatisme de terrain qui est salutaire."

L'élue locale rappelle "qu'on est peut-être 66 millions de Français, mais a fortiori ils [les élus] en font partie des 66 millions. Donc, c'est dangereux de se couper du peuple et des élus." Selon elle, "la leçon des Gilets jaunes n'a pas servi" au gouvernement.

"Je pense qu'on ne peut parler comme ça. Il est le représentant de ces 66 millions. Alors peut-être qu'on n'est pas aussi intelligent que lui."

Florence Portelli, maire LR de Taverny

à franceinfo

Florence Portelli rappelle qu'Emmanuel Macron est "l'un parmi nous" et qu'il est "issu du suffrage universel". Mais elle souligne qu'il n'a "jamais été élu avant d'être président de la République. C'est peut-être pour ça aussi qu'il a ce mépris." Florence Portelli affirme que, dans ces prises de parole, elle "répond à des critiques, un mépris qui est assez récurent dans sa façon de penser."

Pour la vice-présidente de la région Île-de-France, en cette période de crise, "ce ne sont pas des comportements très intelligents". "On a besoin de travailler au contraire main dans la main. Moi, je ne demande que ça", ajoute Florence Portelli. "C'est ce qu'on fait depuis le début."

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