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Châteauroux : une patiente contracte une infection nosocomiale, l'hôpital condamné

France Bleu Berry révèle lundi que l'hôpital de Châteauroux a été condamné, en janvier, à indémniser une patiente victime d'une infection nosocomiale. 

Article rédigé par France Info
Radio France
Publié
Temps de lecture : 1 min
L'hôpital de Chateauroux a été condamné à indémniser une patiente victime d'une infection nosocomiale.  (Capture écran Google Maps)

L’hôpital de Châteauroux a été condamné, en janvier, à indemniser une patiente qui avait contracté une infection nosocomiale, rapporte France Bleu Berry lundi 20 février. Le préjudice subi est estimé à 65 000 euros par le tribunal administratif. Mais cette somme est sous-estimée, selon l'avocat de la plaignante. Un nouveau procès devrait par conséquent avoir lieu d'ici un ou deux ans.

En février 2011, Maryse, 44 ans, entre à l'hôpital de Châteauroux pour faire soigner un genou qui la fait souffrir depuis quelque temps. Lors de l'opération, elle contracte une infection nosocomiale dont les séquelles la handicapent encore six ans plus tard. Selon son avocat, Maître Colin Le Bonnois, "elle marche avec une claudication clairement visible".

"Elle ne peut pas s'accroupir, elle ne peut pas s'agenouiller, elle a une flexion de la jambe limitée. Son périmètre de marche est lui aussi limité puisqu'elle marche entre 100 mètres et un kilomètre grand maximum", précise-t-il. Dans ces conditions, il est impossible pour Maryse de reprendre son poste d'aide-soignante au centre départemental gériatrique de l'Indre.

Un préjudice sous-estimé ?

Dans un jugement rendu à la fin du mois de janvier, le tribunal administratif de Limoges a reconnu la responsabilité de l'hôpital de Châteauroux et l'a condamné à verser 65 000 euros à son ancienne patiente. Or, la partie civile réclamait plus de dix fois cette somme, soit un total de 780 000 euros. "On sait pertinemment que ma cliente ne retrouvera pas un emploi dans l'année, elle a besoin de se reformer à un autre métier qu'elle serait physiquement capable d'exercer", explique son avocat Me Colin Le Bonnois. L’ancienne aide-soignante touchait un salaire de 1 800 euros nets par mois. Son avocat doute qu'elle puisse retrouver un tel niveau de rémunération. Il va donc faire appel de la décision.

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