Les médecins du travail et de l'armée sont appelés à la rescousse pour renforcer le dispositif instauré le 12 novembre

A compter de lundi, les autorités promettent d'augmenter la capacité des centres et d'allonger les horaires d'ouverture.Le nombre de personnes vaccinées est passé de 12.000 le 12 novembre, date d'ouverture des centres de vaccination collective, à près de 120.000 le 25 novembre, ont indiqué les ministères de l'Intérieur et de la Santé samedi.

Après avoir été désertés à leur début, les centres de vaccination sont submergés.
Après avoir été désertés à leur début, les centres de vaccination sont submergés. (France 3)

A compter de lundi, les autorités promettent d'augmenter la capacité des centres et d'allonger les horaires d'ouverture.

Le nombre de personnes vaccinées est passé de 12.000 le 12 novembre, date d'ouverture des centres de vaccination collective, à près de 120.000 le 25 novembre, ont indiqué les ministères de l'Intérieur et de la Santé samedi.

"En moins d'une semaine, on a décuplé le nombre de visites dans les centres de vaccination", a déclaré samedi la ministre de la Santé, Roselyne Bachelot. Face à la soudaine affluence, ces jours derniers, dans les centres, Nicolas Sarkozy a annoncé vendredi un renforcement du dispositif anti-grippe A (H1N1) en France. Il a révélé avoir demandé aux ministres de la Santé et de l'Intérieur d'"ouvrir un plus grand nombre de centres" de vaccinations et d'"élargir leurs plages d'ouverture", surtout le mercredi et le samedi.

Le ministère de l'Intérieur a confirmé samedi que des moyens supplémentaires, dont le recours aux services de santé de l'armée, seraient mobilisés. "650 internes sont mobilisés quotidiennement dans les centres, des médecins du travail viennent renforcer les centres de vaccination et enfin, le service de santé des armées va être appelé en renfort", selon un communiqué du ministère.

"Des instructions ont été données aux préfets pour, d'une part, ouvrir très rapidement les 1.080 centres installés sur l'ensemble du territoire métropolitain (2/3 à ce jour sont d'ores et déjà ouverts) et, d'autre part, en allonger les plages d'ouverture et accroître leur capacité, notamment les mercredis et les samedis", précise l'Intérieur.

Dans l'Hexagone, depuis quelques jours, les centres de vaccination sont pris d'assaut, alors que l'épidémie a pris un tour nouveau en fin de semaine avec l'annonce de en France.

D'où l'intervention de Nicolas Sarkozy vendredi soir, en marge d'une conférence de presse à Trinité-et-Tobago. "À ma connaissance, il y en a un peu plus de la moitié seulement (de centres, ndlr) qui sont ouverts sur un potentiel de un peu moins de 1.200", a déclaré Nicolas Sarkozy. "Il faut prendre au sérieux cette épidémie de grippe (...) Si nous avons acheté des millions de vaccins c'est parce que nous avons anticipé ce problème." Par ailleurs, Nicolas Sarkozy a estimé que le gouvernement et les médias devaient garder leur sang froid et ne pas "surréagir en permanence".

"Aujourd'hui en France, 750.000 personnes ont été vaccinées. Les demandes sont très nombreuses depuis quelques jours. L'épidémie est une réalité", a-t-il plaidé.

Alors qu'on lui demandait si lui-même s'était fait vacciner, Nicolas Sarkozy a laissé entendre qu'il allait le faire. "C'est difficile de dire aux gens 'Vous avez raison de vous faire vacciner' et ne pas se faire vacciner soi-même."

De son côté, la ministre de la Santé Roselyne Bachelot a appelé vendredi "au civisme de chacun" pour permettre aux personnes les plus fragiles de se faire vacciner dans l'ordre de priorité établi par le gouvernement.

A Paris, les capacités seront doublées
Les capacités des centres de vaccination contre la grippe A (H1N1) en Ile-de-France seront doublées la semaine prochaine, a annoncé samedi la préfecture de police. Selon le communiqué du cabinet du préfet, elles seront augmentées dès le milieu de la semaine prochaine par une extension des horaires et jours d'ouverture des centres et/ou une augmentation de leurs capacités de vaccination.

A Paris, la fréquentation moyenne des centres est passée d'environ un millier par jour au début de la campagne nationale le 12 novembre à plus de 4000 en fin de semaine, avec un pic à 4.699 vendredi, a précisé le cabinet du préfet.