Cet article date de plus de six ans.

Les fabricants de tabac soupçonnés d’entente illicite sur les prix

Les fabricants de Marlboro, Camel, Lucky Strike et des Gauloises sont dans le collimateur du Comité national contre le tabagisme qui vient de déposer une plainte à leur encontre. Il soupçonne ces fabricants de s’entendre pour que les prix augmentent de façon modérée, afin que la consommation ne diminue pas.
Article rédigé par
Radio France
Publié
Temps de lecture : 1 min.
 (En 2015, il n'y aura pas de hausse plancher obligatoire du prix des cigarettes, une mesure fiscale décriée par les antitabac © Maxppp)

Les industriels du tabac se sont-ils entendus pour limiter la hausse des prix des paquets de cigarettes ? C'est ce que croit savoir le Comité national contre le tabagisme, qui a déposé plainte contre les fabricants de Marlboro, Camel, Lucky Strike et des Gauloises pour entente illicite sur les prix.

 

Le CNCT soupçonne les industriels de tenter d'atténuer les effets des mesures fiscales de lutte contre le tabagisme, explique sur France Info Emmanuelle Béguinot, la directrice de l'association. "Habituellement, quand il y a des ententes, c’est plutôt pour mettre des prix élevés. Mais là, l’objectif est d’avoir des hausses qui permettent d’augmenter les profits de ces fabricants mais sans casser la consommation ", accuse-t-elle.

 

Et le préjudice est de taille, affirme Emmanuelle Béguinot. "On sait que quand les prix sont à des niveaux dissuasifs, non seulement ça incite les fumeurs à arrêter de fumer mais ça dissuade aussi les jeunes de commencer à fumer ". Or, si les prix n’augmentent pas assez, "on reste à des niveaux de consommation qui sont très importants et du coup on a des morts attribuables au tabac qu’on n’a pas pu éviter grâce à la politique fiscale qui est mise à mal par cette entente sur les prix ", explique la directrice du CNCT. Sans compter le "manque à gagner fiscal pour l’Etat car les prix ne sont pas au niveau de ce qu’ils devraient être ", poursuit-elle.

 

Le parquet financier dispose de trois mois pour décider d'ouvrir une enquête préliminaire ou de classer la plainte sans suite.

Chaque année en France, 73.000 personnes meurent prématurément à cause du tabac.

Prolongez votre lecture autour de ce sujet

tout l'univers Santé

Commentaires

Connectez-vous à votre compte franceinfo pour participer à la conversation.