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L'antivomitif Primpéran interdit aux moins de 18 ans

L'agence du médicament rappelle les lots à usage pédiatrique encore sur le marché. La molécule peut provoquer des effets indésirables neurologiques.

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France Télévisions
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Le Primpéran est un antivomitif disponible en sirop et en comprimés. (FRANÇOIS DESTOC / LE TELEGRAMME / MAXPPP)

Le Primpéran, médicament contre les nausées et vomissements, ainsi que ses génériques, sont désormais contre-indiqués chez les enfants et adolescents de moins de 18 ans, avec rappels des lots à usage pédiatrique encore sur le marché, selon l'agence du médicament (Afssaps). 

Sanofi-Aventis France, Mylan SAS et Sandoz SAS procèdent au rappel de tous les lots ne mentionnant pas la contre-indication chez l’enfant de moins de 18 ans, précise l'agence vendredi 10 février.

• Pourquoi cette contre-indication ?

La réévaluation de cet antivomitif destiné aux enfants et aux adolescents avait montré un "profil de risque défavorable" avec "risque augmenté de survenue d'effets neurologiques" chez les moins de 18 ans, ce risque augmentant avec des doses élevées ou répétées, indiquait l'Afssaps en octobre dernier. 

La molécule peut provoquer des effets indésirables neurologiques, comme des mouvements anormaux de la tête et du cou (spasmes du visage, contraction des mâchoires, mouvements anormaux des yeux, difficulté pour avaler ou pour parler, torticolis...).

• Que faire si votre enfant est sous traitement ?

Si le Primpéran est prescrit à votre enfant dans le cadre d'une chimiothérapie anticancéreuse, l'Afssaps recommande de ne pas interrompre le traitement de vous-même et de prendre contact avec votre médecin afin de discuter avec lui des autres possibilités de traitement, précise Le Figaro.fr. Si votre enfant prend du Primpéran dans le cadre d'un traitement contre les vomissements, l'agence recommande de prendre rendez-vous avec votre médecin pour instaurer un traitement de remplacement.

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