Le Parti socialiste a condamné avec fermeté la politique de fragilisation du service public de santé

Les effectifs des hôpitaux publics ont diminué de près 10.000 postes en 2009, et sans doute davantage encore en 2010.Parmi eux, "près de 5.000 personnels soignants", a déploré la Fédération Hospitalière de France (FHF), mettant en cause "la faible progression" du budget annuel des établissements publics.

Hopital Tenon (archives)
Hopital Tenon (archives) (AFP/Fred Dufour)

Les effectifs des hôpitaux publics ont diminué de près 10.000 postes en 2009, et sans doute davantage encore en 2010.

Parmi eux, "près de 5.000 personnels soignants", a déploré la Fédération Hospitalière de France (FHF), mettant en cause "la faible progression" du budget annuel des établissements publics.

Ces données, n'incluant pas les effectifs de médecins, sont tirées de la Statistique annuelle des établissements de Santé, publiée chaque année par le ministère de la Santé, et dont les derniers chiffres disponibles concernent 2009.

Après la publication de ces chiffres, le Parti socialiste a condamné avec fermeté cette politique de fragilisation du service public de santé, qui aboutit à la dégradation des conditions de prise en charge des patients et des conditions de travail des personnels hospitaliers", selon la secrétaire nationale à la Santé Marisol Touraine.

"En s'attaquant à l'hôpital public, le gouvernement s'attaque à la fois à l'égalité d'accès aux soins et à l'excellence de la médecine française. La poursuite de cette logique menace à court terme notre système de soins", a-t-elle ajouté.

Les effectifs des hôpitaux publics ont diminué de près 10.000 postes en 2009, et sans doute davantage encore en 2010, a déploré mardi la Fédération Hospitalière de France (FHF), mettant en cause "la faible progression" du budget annuel des établissements publics.

"Cette évolution est en partie liée à la faible progression de l'enveloppe accordée aux hôpitaux" chaque année dans le cadre du budget de la Sécurité sociale, a déploré la fédération. Elle est "considérablement aggravée par la politique de convergence conduite par le gouvernement au bénéfice des cliniques privées", a-t-elle poursuivi, en référence au rapprochement à l'oeuvre ces dernières années entre les tarifs facturés à l'assurance maladie par les établissements publics et privés.

Selon la Statistique annuelle des établissements de Santé, les effectifs du personnel non médical en CDI ou titulaires des établissements publics sont passés de 762.790 en 2008 à 752.986 en 2009. Pour plus des deux tiers, il s'agit de personnels des services de soins (infirmiers, aides soignants, agents hospitaliers ou encore personnel d'encadrement). Le reste est constitué du personnel administratif, technique et ouvrier ou encore des personnels sociaux.

Les suppressions de postes en 2009 ont représenté "plus d'un départ à la retraite d'agent sur quatre" non-remplacé, a souligné la la Fédération Hospitalière de France.