La démographie médicale reste préoccupante avec plus de médecins partant à la retraite que de médecins s'installant

Toutefois, selon le Conseil National de l'Ordre des Médecins le 14 juin, de jeunes médecins, contre toute attente, s'installent plus volontiers dans les campagnes françaises.Mais la densité médicale (306,7 médecins pour 100.000 habitants au 1er janvier 2011 contre 308,8 un an auparavant), se traduit toujours par de fortes disparités régionales.

Consultation chez un généraliste de Vitry-Sur-Seine,.
Consultation chez un généraliste de Vitry-Sur-Seine,. (AFP/MARC LE CHELARD)

Toutefois, selon le Conseil National de l'Ordre des Médecins le 14 juin, de jeunes médecins, contre toute attente, s'installent plus volontiers dans les campagnes françaises.

Mais la densité médicale (306,7 médecins pour 100.000 habitants au 1er janvier 2011 contre 308,8 un an auparavant), se traduit toujours par de fortes disparités régionales.

Au 1er janvier 2011, il y avait 264.466 médecins inscrits à l'Ordre, dont un peu moins de 200.000 ayant une activité régulière. Si les 5.392 nouveaux inscrits ont représenté une progression de 2,5% sur 2010, le nombre des médecins sortants (4.310) a augmenté de 11,2%. L'âge moyen dans la profession est resté élevé: 51,4 ans (53 ans chez les hommes, 49 ans chez les femmes), ce qui laisse présager un flux important de départs à la retraite dans les quinze prochaines années.

Ces trente dernières années, le nombre d'actifs chez les médecins a augmenté de 91,7% mais celui des retraités a bondi de 563%. Actuellement, la proportion des moins de 55 ans n'est que de 47%. La densité médicale, en baisse (306,7 médecins pour 100.000 habitants contre 308,8 un an auparavant), se traduit toujours par de fortes disparités régionales.

La région PACA reste en tête (370) devant l'Ile-de-France (366) tandis que la Picardie (239) est la plus mal lotie. Au total 14 régions sur 22 sont sous la moyenne nationale.

Des clignotants encourageants
Alors que l'on disait les jeunes médecins uniquement intéressés par la ville et les emplois salariés, certains ont néanmoins choisi d'aller à la campagne. La tendance, qui n'est pas spectaculaire, "vient contrer certaines idées reçues sur les réticences des jeunes médecins à s'installer en rural", note le Conseil National de l'Ordre des Médecins .

Ces jeunes diplômés - parfois formés à l'étranger - qui ont choisi d'être médecins de campagne, ont été en 2010 plus d'une centaine, soit 23% de ceux qui ont choisi l'activité libérale, eux mêmes représentant seulement 9,4% des 5.392 nouveaux inscrits.

Le CNOM a également été surpris par les résultats de l'enquête qu'il a menée parallèlement à son étude démographique, auprès d'un millier de jeunes médecins installés en libéral depuis 2009 et 2010, que ce soit à la ville ou à la campagne.

Les 35% de jeunes médecins ayant répondu se disent satisfaits à 90% de leur activité et sont 86% à vouloir la recommander à de jeunes confrères. Mais le Conseil s'est aussi penché sur des médecins - il en a recensé 903 en 2010 - qui ont abandonné l'activité libérale au profit d'un emploi salarié, bien avant l'âge de la retraite.