Épidémie de bronchiolite : l'Île-de-France réactive ses cellules de crise, le Grand-Est et les Hauts-de-France sous surveillance

1 278 enfants de moins de 2 ans sont passés aux urgences à cause d'une bronchiolite entre le 27 septembre et le 3 octobre.

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Radio France
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Un kinésithérapeute masse la cage thoracique d'un bébé atteint d'une bronchiolite. (CHRISTIAN LANTENOIS / MAXPPP)

L'épidémie de bronchiolite, maladie respiratoire d’origine virale qui touche principalement les enfants de moins de 2 ans, est en train de faire son retour en France. Trois régions ont été placées sous surveillance des agences régionales de santé : l'Île-de-France, qui a réactivé cette semaine ses cellules de crise à cause d'une vague de bronchiolites, le Grand-Est et les Hauts-de-France, qui sont passées en "phase pré-épidémique", selon le dernier bulletin de surveillance de Santé Publique France, en date du 6 octobre. Les autres régions sont en vert sur la carte de surveillance hebdomadaire.

Les services de réanimation pédiatrique saturés en Île-de-France

1 278 enfants de moins de 2 ans ont été reçus aux urgences pour bronchiolite la semaine du 27 septembre au 3 octobre 2021 en France. 460 d'entre eux, soit 36%, ont été hospitalisés. Il s'agit en grande majorité (89%) d'enfants âgés de moins de 1 an. En Île-de-France, où les cas sont les plus nombreux, les cinq services de réanimation pédiatrique, possédant environ 70 lits, sont actuellement saturés. L'Agence régionale de santé d'Île-de-France s'inquiète de la surcharge des services de pédiatrie aussi tôt dans l'automne. L'épidémie de bronchiolite débute généralement à la mi-octobre, atteint un pic en décembre et se termine à la fin de l'hiver.

Selon le dernier avis du Conseil scientifique, en date du 7 octobre, "l’épidémie de bronchiolite pourrait être de grande ampleur compte tenu d’un déficit significatif d’immunité collective acquise pour les enfants nés après mars 2020." La bronchiolite du nourrisson qui touche chaque année environ 30 % des bébés de moins de deux ans, a été pratiquement nulle depuis mars 2020. "L'absence de circulation de ce virus est directement liée à l’utilisation des mesures barrières mais a pu aussi être amplifiée par un mécanisme dit d’interférence virale (difficulté pour deux virus respiratoires à co-circuler en même temps) ainsi que par les mesures de confinement et de restriction de voyages appliquées pendant ces derniers mois", explique le Conseil scientifique.

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