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Vidéo En Guyane, les urgentistes démissionnent en masse pour dénoncer leurs conditions de travail

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Durée de la vidéo : 3 min
C’est un des plus grands déserts médicaux de France. Dix-sept des vingt-cinq urgentistes de l’hôpital de Cayenne, en Guyane, ont choisi de démissionner ensemble. Tous veulent dénoncer la situation catastrophique de la santé dans cette région française d’Outre-mer.
VIDEO. En Guyane, 17 urgentistes de l’hôpital de Cayenne sur 25 démissionnent collectivement pour dénoncer l’état de la santé C’est un des plus grands déserts médicaux de France. Dix-sept des vingt-cinq urgentistes de l’hôpital de Cayenne, en Guyane, ont choisi de démissionner ensemble. Tous veulent dénoncer la situation catastrophique de la santé dans cette région française d’Outre-mer. (brut)
Article rédigé par Brut.
France Télévisions

C’est un des plus grands déserts médicaux de France. Dix-sept des vingt-cinq urgentistes de l’hôpital de Cayenne, en Guyane, ont choisi de démissionner ensemble. Tous veulent dénoncer la situation catastrophique de la santé dans cette région française d’Outre-mer.

232 médecins pour 100 000 habitants. En Guyane, comme dans d’autres régions françaises, le secteur de la santé va mal, très mal. Pas moins de 17 médecins sur 25 viennent de démissionner collectivement de l’hôpital de Cayenne. À bout, ces praticiens veulent dénoncer un système qui fonctionne constamment à flux tendu. Comme Arthur Deroure-Corte, qui travaille "70 heures par semaine et qui ne s’en sort plus".

Toutefois, cette décision de démissionner n’a pas été prise sur un coup de tête. La direction de l’hôpital et l’ARS ont été alertées à plusieurs reprises. En vain. "On n’est pas à même d’offrir aux patients les soins qu’ils méritent. Et ça, c’est très difficile à vivre pour un soignant", déplore le médecin.

Un retard de 20 ans

Se soigner dans ce territoire français situé à 7 000 km de l’Hexagone peut vite se transformer en parcours du combattant. Ainsi, en cas d’infarctus, un patient guyanais est transporté, par le biais d’un vol commercial, en Martinique où il est pris en charge. Une véritable absurdité pour Arthur Deroure-Courte. "C’est un peu comme si, à Paris, un Parisien, quand il faisait un infarctus, on l’emmenait à Moscou en avion, pour se faire déboucher les coronaires."

Pour faire face aux infrastructures vieillissantes et au manque d’équipements, 40 millions d’euros viennent d’être accordés à l’hôpital par le COPERMO, le comité interministériel en charge des projets hospitaliers. La somme serait vraiment dérisoire par rapport à l’étendue du chantier, si en croit les propos de l’urgentiste. "Les 40 millions d’euros, ce n’est pas ce qui va nous permettre de rattraper 20 ans de retard."

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