Les syndicats appellent à une nouvelle grève "massive", jeudi, dans les hôpitaux parisiens

L'intersyndicale refuse toujours le projet de réorganisation des 35 heures de l'AP-HP. Une rencontre avec le directeur de l'institution, Martin Hirsch, ce mardi, n'a rien donné.

Des salariés de l\'AP-HP manifestent le 21 mai 2015, à Paris.
Des salariés de l'AP-HP manifestent le 21 mai 2015, à Paris. (AURÉLIEN MORISSARD / CITIZENSIDE.COM / AFP)

Nouveau débrayage prévu à l'Assistance publique-Hôpitaux de Paris. L'intersyndicale appelle à une seconde grève "massive" jeudi 28 mai, après celle du 21 mai, pour protester contre le projet de réorganisation du temps de travail au sein de l'AP-HP, au cœur de délicates négociations depuis le début du mois. Les syndicats ont annoncé cette nouvelle mobilisation à l'issue d'une réunion organisée par le directeur général de l'AP-HP, Martin Hirsch, mardi.

"L'intersyndicale a quitté la salle de réunion et appelle l'ensemble des personnels à amplifier le rapport de force et à participer massivement à la journée de grève et à la manifestation du 28 mai", ont annoncé dans un communiqué les organisations CGT, SUD, FO, CFDT, CFE-CGC, CFTC et Unsa. Tous réclament "le retrait pur et simple du projet de réorganisation du temps de travail".

Faute de personnel, les journées de RTT s'accumulent

La direction de l'AP-HP veut remédier aux journées trop longues et aux congés qui s'accumulent sans pouvoir être pris. Actuellement, plus de 60% des 75 000 agents (hors médecins) des 38 établissements de l'AP-HP travaillent 7h36 (soit 38 heures par semaine) ou 7h50 (39h10) par jour. Le nombre de RTT correspondant s'étalonne ainsi entre 18 et 20 jours par an, auxquels s'ajoutent des journées propres à l'AP-HP.

Mais en raison d'un manque de personnel, ces journées non prises sont accumulées sur les comptes épargne temps (CET). Ceux-ci ont représenté un stock évalué de 74,7 millions d'euros fin 2014, selon les chiffres de la direction de l'AP-HP.