L'épidémie de bronchiolite a désormais gagné toute la métropole

Après la Bretagne, la semaine dernière, c'est au tour de la Corse de rejoindre les régions touchées pas cette épidémie qui frappe notamment les nourrissons.

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Dans le service pédiatrique de l'hôpital de Bry-sur-Marne (Val-de-Marne), en octobre 2021. (ALINE MORCILLO / HANS LUCAS via AFP)

L'épidémie de bronchiolite risque d'être particulièrement marquée cet hiver après une année blanche liée au Covid-19. Elle touche "désormais l'ensemble des régions de France métropolitaine avec le passage de la Corse en phase épidémique", a annoncé l'agence Santé publique France, mercredi 10 novembre. L'île était la dernière région de la métropole à rester en phase pré-épidémique après l'entrée la semaine dernière de la Bretagne dans l'épidémie.

Chez les enfants de moins de 2 ans, la principale tranche d'âge frappée par la bronchiolite, les indicateurs restent à un "niveau élevé", précise l'agence, qui faisait état depuis plusieurs semaines d'une forte progression. Lors de la semaine du 1er novembre, parmi les 4 100 enfants de moins de 2 ans vus aux urgences pour bronchiolite, 3 652 (89%) étaient âgés de moins d'un an et 1 427 (35%) ont été hospitalisés. Parmi les enfants hospitalisés, 1 331 (93%) étaient âgés de moins d'un an.

Encore difficile de prévoir l'ampleur de l'épidémie cet hiver

Courante et très contagieuse, la bronchiolite provoque chez les bébés une toux et une respiration difficile, rapide et sifflante. La plupart du temps bénigne, elle peut toutefois nécessiter un passage aux urgences, voire une hospitalisation.

Passages et hospitalisations des enfants de moins de deux ans après passage aux urgences pour bronchiolite en France métropolitaine.  (SANTE PUBLIQUE FRANCE)

L'hiver dernier, les confinements et les gestes barrières anti-Covid ont contribué à bloquer tous les virus, dont le VRS (virus respiratoire syncytial), responsable de la bronchiolite. Les enfants ont été moins infectés que d'habitude et sont donc moins immunisés sur le plan collectif, ce qui laisse craindre une épidémie plus forte cette année. Ce phénomène pourrait aussi concerner d'autres virus hivernaux, dont ceux de la grippe ou de la gastro-entérite.

Santé publique France réalise aussi un suivi de la grippe saisonnière, pour laquelle la campagne de vaccination est lancée depuis quelques semaines. Pour l'heure, la maladie se limite à des "cas sporadiques", selon l'agence, qui fait état d'un seul cas admis en soins critiques à l'hôpital.

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