Hôpitaux : un cri d'alarme pour réclamer davantage de moyens

Les quatre fédérations hospitalières ont tenu mardi 6 novembre une conférence de presse pour réclamer des moyens supplémentaires. Le déficit des établissements de santé pourrait atteindre 1,5 milliard d'euros cette année. Dans certains hôpitaux, certains lits restent vides faute de médecins.

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Le bloc opératoire, c'est normalement le cœur de l'hôpital. Mais depuis cet été, à Draguignan (Var), il marche au ralenti. Deux salles d'opération sur six sont fermées, faute de médecins anesthésistes. Cela signifie moins d'opérations et donc un manque à gagner, sans compter les patients qui vont se faire opérer dans le privé. Même constat amer du directeur de l'hôpital au service de réanimation. Il manque quatre médecins réanimateurs pour faire fonctionner ce service efficacement. Aux urgences, le médecin-chef est épuisé. Là aussi, il manque du personnel. Une réforme a imposé les 39 heures aux urgentistes, il en faut donc plus pour assurer les gardes. Les intérimaires, eux, ont un prix élevé.

La moitié des hôpitaux français perdent de l'argent

Une pénurie de médecins qui coûte cher à l'hôpital de Draguignan. Malgré un budget annuel de 100 millions d'euros, il accuse un déficit de 2 millions d'euros. En France, la moitié des hôpitaux perdent de l'argent. Un système que le gouvernement entend réformer. En attendant, tous les hôpitaux réclament une revalorisation des tarifs fixés par les pouvoirs publics. Le forfait pour un accouchement, par exemple, n'a pas augmenté depuis six ans. Équilibrer les finances et assurer la même qualité de soins est devenu un casse-tête pour de nombreux hôpitaux.

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La façade du service des urgences du CHU de Nantes (Loire-Atlantique).
La façade du service des urgences du CHU de Nantes (Loire-Atlantique). (LOIC VENANCE / AFP)