Fin de la grève du Samu en Seine-Saint-Denis après la signature d'un protocole d'accord et le recrutement de 10,3 postes supplémentaires

L’AP-HP annonce également l'ouverture sur concours de 35 postes d'assistant régulateurs médicaux dés 2019.

Un véhicule du Samu du Val-de-Marne le 18 mai 2018 (illustration).
Un véhicule du Samu du Val-de-Marne le 18 mai 2018 (illustration). (LUC NOBOUT / MAXPPP)

La grève des personnels non-médicaux du Samu de Seine-Saint-Denis est terminée, annonce l'AP-HP (Assistance Publique-Hôpitaux de Paris) lundi 24 décembre dans un communiqué transmis à franceinfo. Un protocole d’accord a été signé sur les propositions faites par la direction de l’AP-HP dans le cadre d’un financement complémentaire accordé par l’Agence régionale de santé d’Ile-de-France (ARS). "La grève est levée ce lundi 24 décembre", se félicite l'AP-HP, qui "a fait de nouvelles propositions représentant le recrutement de 10,3 postes supplémentaires". Ces postes supplémentaires "vont être lancés immédiatement sans attendre. On espère que dans quelques semaines ils pourront rejoindre les équipes du Samu de Seine-Saint-Denis", a confirmé a franceinfo le directeur général de l’Agence régionale de santé d'Ile-de-France, Aurélien Rousseau.

Une meilleure prise en compte des carrières

Dans son communiqué, l’AP-HP souligne également vouloir "favoriser l’accès des emplois contractuels aux concours et la titularisation. Pour les ARM (assistants régulateurs médicaux) un concours aura lieu en 2019 pour un volume d’emploi de 35 postes". Sur franceinfo, le directeur général de l'ARS Aurélien Rousseau reconnaît un manque de moyens propres au Samu, notamment en Ile-de-France, où il y a beaucoup de turnovers. "Les agents qui font la régulation médicale viennent et ils ne restent pas très longtemps. Il faut leur proposer des évolutions de carrière, des formations. Ça va être fait", a-t-il affirmé.

Un chantier au "niveau national"

Une rencontre s'était déroulée dans la matinée pour poursuivre les négociations déjà entamées entre la direction de l’hôpital Avicenne – Bobigny, où sont installés les équipes du SAMU 93, et la CGT, à l'origine de la grève. C'est "une première victoire", a réagi le syndicat dans un communiqué après la signature du protocole d'accord. "La situation de dégradation du service avec un nombre d’appels non décrochés et des temps d’attente en progression constante ne nous permettait plus d’assurer un service de qualité", rappelle la CGT dans ce communiqué. Un comité de suivi se réunira dans un délai maximum de trois mois pour évaluer la mise en œuvre du protocole. 

Mais les besoins du Samu ne se limitent pas à la Seine-Saint-Denis. "C'est un chantier à l'échelle de la région et au niveau national. Dans le même temps, on avait des discussions avec le Samu du Val de-Marne qui avait déposé un préavis nous sortons aussi de ce conflit potentiel", a indiqué lundi le directeur général de l’ARS d'Ile-de-France. "Un protocole d'accord sera signé mercredi avec le Samu du Val-de-Marne", a-t-il annoncé. "Dans les Hauts-de-Seine [où un préavis devait être déposé] nous allons aussi discuter dans le même cadre que les autres Samu franciliens, j'espère qu'on n'arrivera pas à la grève", a encore déclaré Aurélien Rousseau.

Les 10,3 postes "vont être lancés immédiatement sans attendre", affirme Aurélien Rousseau, le directeur général de l’Agence régionale de santé (ARS)
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