Heure d'hiver : le "problème" c'est le manque de luminosité naturelle

Chaque année, les changements d'heure suscitent la même polémique autour des difficultés d'adaptation. Pour la chronobiologiste Claire Leconte, le souci ce n'est pas le décalage horaire mais le fait que les journées vont perdre en luminosité.

(Nous sommes passés cette nuit à l'heure d'hiver © GILE MICHEL/SIPA)

 "Très sincèrement, sur l'organisme lui-même ça ne peut pas avoir de conséquences d'un part parce que qu'on peut le prévoir. Et d'autant plus que ce jour-là, on va gagner une heure. On davantage se reposer" explique Claire Leconte. "En fait ce qui pose problème, c'est qu'on va effectivement rallonger la journée sans luminosité. C'est ça qui pose souvent problème. Il faudra vraiment ce dimanche prendre du temps dehors pour prendre de la luminosité et recharger ses batteries. Nous avons besoin de la lumière naturelle du jour pour recharger une hormone qui est très importante pour la qualité de notre sommeil qui s'appelle la mélatonine. Et moins on a de luminosité naturelle dans la journée, moins cette hormone est capable de se recharger, du coup cela a une incidence sur la qualité de notre sommeil. Ce peut provoquer la dépression saisonnière"

Heure d'hiver : le "problème" c'est le manque de luminosité naturelle explique Claire Leconte
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(Heure d'hiver mode d'emploi © IDE)