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Habiter près d'un aéroport peut augmenter le tour de taille

Une étude suédoise s'est intéressée à l'impact du bruit des avions sur les personnes qui habitent près d'un aéroport.

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France Télévisions
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Une étude scientifique publiée le 6 mai 2014 révèle un lien entre le bruit des avions et le tour de taille des personnes habitant près d'un aéroport. (BRAND X / GETTY IMAGES)

Si votre domicile est situé près d'un aéroport et que vous avez un peu de ventre, votre alimentation n'est peut-être pas la seule responsable. En raison du stress provoqué par le bruit des avions, habiter près d'un aéroport augmente le tour de taille, selon une étude réalisée en Suède et dont les conclusions ont été présentées mardi 6 mai. Cette étude avait pour but de scruter pendant huit à dix ans la relation entre la santé de 5 000 habitants de la région de Stockholm, et le niveau sonore à leur domicile.

Six chercheurs du Karolinska Institute, spécialisés en médecine environnementale, médecine moléculaire et endocrinologie, ont déterminé que plus ces habitants subissaient le bruit des avions au quotidien, plus ils risquaient de gagner du ventre. "Il s'agit d'une augmentation correspondant à 1,5 cm pour chaque hausse de 5 décibels du niveau sonore", précise Charlotta Eriksson, la chercheuse qui a coordonné cette enquête.

Pas d'effet sur l'obésité ou le diabète

Cette accumulation de graisse serait due aux hormones du stress, principalement le cortisol, produites en quantité d'autant plus grande que le bruit environnant est élevé. Or "l'obésité abdominale est un facteur de risque aussi bien pour les maladies cardiovasculaires que pour le diabète, et comme une part importante de la population est exposée quotidiennement à des niveaux sonores élevés venus des transports, le bruit pourrait avoir des effets sur la santé plus forts qu'on ne le pensait jusque-là", ajoute Charlotta Mme Eriksson.

En revanche, habiter près de l'aéroport de Stockholm-Arlanda n'augmente pas le risque d'obésité (mesuré par l'indice de masse corporelle) ni de diabète, soulignent les chercheurs. L'étude, la première qui ait tenté d'établir cette corrélation, a été publiée lundi dans le journal américain Environmental Health Perspectives.

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