Compteur Linky : une action collective nationale réunit plus de 5 000 Français

Les plaignants comptent sur la justice pour contraindre Enedis à respecter le choix de ceux qui refusent le compteur Linky, a appris mercredi France Bleu Drôme Ardèche.

Un compteur Linky à Saint-Symphorien (Deux-Sèvres), le 24 novembre 2017.
Un compteur Linky à Saint-Symphorien (Deux-Sèvres), le 24 novembre 2017. (DAMIEN MEYER / AFP)

Plus de 5 000 Français se sont lancés dans une action collective nationale contre le compteur communicant Linky déployé par Enedis. Par cette action de groupe, les plaignants veulent contraindre Enedis, gestionnaire du réseau électrique, à respecter le choix de ceux qui refusent le nouveau compteur connecté, et à ne pas forcer l'installation.  

500 personnes dans la Drôme et en Ardèche

La Drôme concentre le plus grand nombre de personnes ayant rejoint la démarche, selon les informations de France Bleu Drôme Ardèche, diffusées mercredi 2 mai. 400 Drômois et une centaine d'Ardéchois se sont inscrits sur le site internet ouvert à cet effet. Sur les deux départements, ce sont donc 500 personnes qui prennent part à l'action.

Face aux 500 000 compteurs qui doivent être déployés sur les deux départements d'ici 2021, cela semble anodin. "On ne peut pas dire que c'est beaucoup", relativise Josiane Gonot de l'association Stop Linky Drôme Ardèche, pour qui les questions "des données personnelles, de la santé, du coût", sont "graves". Elle compte aller au bout de l'action car "dans la Drôme, on a été boosté par la présence de Michèle Rivasi", l'eurodéputée EELV qui mène campagne contre Linky.

Du moment que celui que j'ai fonctionné, je ne vois pas pourquoi on veut le changer.Marien, une retraitée drômoiseà France Bleu Drôme Ardèche

Chaque inscrit dans l'action de groupe avant le 29 avril a payé un forfait de 48 euros au cabinet d'avocat. Il est encore possible de s'inscrire par petit groupe ou en individuel, mais à un coût nettement supérieur.  

À Valence, comme dans la plupart des régions, les audiences au tribunal devraient avoir lieu en juin. 22 tribunaux de grande instance sont déjà saisis de cette action de groupe menée par quatre avocats du barreau de Paris, dont l'ancienne ministre de l'Environnement Corinne Lepage.