Cet article date de plus d'un an.

Vidéo Un programme unique en France pour aider les parents victimes d'enfants tyranniques

Publié Mis à jour
Durée de la vidéo : 3 min.
Complément d'enquête. Au CHU de Montpellier, un programme pour les parents victimes d'enfants tyrans
COMPLÉMENT D’ENQUÊTE / FRANCE 2
Article rédigé par
France Télévisions

L'hôpital Saint-Eloi de Montpellier propose un programme unique en France : un groupe de parole pour les parents d'enfants tyranniques. Extrait de "Mon fils, ce tyran", un reportage à voir dans "Complément d'enquête" le 5 mars 2020.

A l'hôpital Saint-Eloi de Montpellier, tous les mardis, ces adultes participent à un programme unique en France. Le pôle psychiatrie du CHU propose une cellule d'écoute et d'accompagnement aux parents d'enfants tyranniques. Extrait de "Mon fils, ce tyran", un reportage à voir dans "Complément d'enquête" le 5 mars 2018.

Autour de la table, une quinzaine d'hommes et de femmes issus de milieux plutôt aisés détaillent les mauvais traitements que leur fait subir leur progéniture. Cela va des adolescents qui parlent de façon incorrecte à leurs parents jusqu’au harcèlement et à la violence.

Un programme qui s'inspire de la résistance non-violente prônée par Gandhi

Ce programme en treize séances s'inspire de la résistance non-violente rendue célèbre par Gandhi. Il a été mis au point par la pédopsychiatre Nathalie Franc. Pour elle, ce syndrome de l'enfant tyrannique, "on ne peut pas le résumer à un problème éducatif". De quoi rassurer un peu des parents qui sont de plus en plus nombreux à fréquenter son groupe de parole...

Ces enfants tyrans, explique-t-elle, "ont des fragilités sur certains points, notamment la gestion des émotions, l’anxiété, etc. Dans la même famille, d'ailleurs, on voit bien qu'il y a un enfant qui va avoir ce type de comportement, et les autres qui ne posent aucun problème." La difficulté, face à ces enfants, va être de réinventer un modèle d'autorité adapté.

Extrait de "Mon fils, ce tyran", un reportage rediffusé dans "Complément d'enquête" le 5 mars 2020.

Commentaires

Connectez-vous à votre compte franceinfo pour participer à la conversation.