Sainte-Pazanne : le mystère des cancers pédiatriques reste entier

Un millier de personnes réunis dans la salle municipale de Sainte-Pazanne (Loire-Atlantique) ont écouté les explications de l'Agence régionale de santé face au nombre élevé de pathologies. L'incompréhension reste immense.

Il a fallu ouvrir une seconde salle pour accueillir les 800 parents venues aux nouvelles. Sainte-Pazanne (Loire-Atlantique), 6 500 habitants, compte six nouveaux cas en quatre ans d'enfants atteints de cancer, et six autres dans les villages voisins. Sur l'estrade, des médecins de l'Agence régionale de santé et de Santé publique France auraient aimé leur apporter des réponses. "Parfois on pourra, parfois on ne pourra pas. Il faudra que l'on soit  franc avec vous, la transparence, la vérité, sont des choses qui sont fondamentales. On vous doit cela", a déclaré l'un des représentants devant l'assemblée. 

Une seconde étude statistique lancée 

Un première étude statistique n'a rien donné, une seconde est donc lancée avec des prélèvements et des questionnaires. "Si le dossier se rouvre aujourd'hui, c'est sous la pression du collectif et des parents, appuyés par la mairie", assure Bernard Morilleau, maire de Saint-Pazanne. Les scientifiques en sont à quatre causes possibles : pollution des sols aux hydrocarbures, benzène des camions, pesticides ou radon, un gaz radioactif présent à l'état naturel. Ils appellent à ne pas céder à la panique et promettent des premiers résultats pour leur enquête  d'ici septembre.

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