Loi Schiappa : des associations et professionnels de la protection de l'enfance "unanimement déçus"

Ils critiquent la loi contre les violences sexuelles, qui ne fixe pas "un seuil d'âge pour protéger les enfants des viols".

Marlene Schiappa lors d\'une séance des questions au gouvernement à l\'Assemblée nationale, à Paris, le 24 juillet 2018.
Marlene Schiappa lors d'une séance des questions au gouvernement à l'Assemblée nationale, à Paris, le 24 juillet 2018. (MAXPPP)

Ils dénoncent un "statu quo' dans la protection des mineurs.  Dans une tribune publiée sur le site du Journal du dimanche, dimanche 19 août, des associations de victimes, des personnalités féministes comme Caroline De Haas ou Florence Montreynaud, ou la psychiatre Muriel Salmona expriment leur "immense colère" de ne pas avoir "un seuil d'âge pour protéger les enfants des viols" dans la loi contre les violences sexuelles et sexistes, promulguée début août.

"La loi Schiappa ne protègera pas mieux les enfants", écrivent les 55 signataires, rappelant que dans deux affaires récentes des fillettes de 11 ans ont été considérées par la justice comme consentantes à des relations sexuelles avec des hommes majeurs.

"Faire taire toutes voix critiques"

Pour eux, la "problématique demeure inchangée". "Non seulement cette loi déçoit à l'unanimité l'ensemble des professionnels ou experts de la protection de l'enfance dont les espoirs étaient grands mais, en plus, le secrétariat d'Etat et ses soutiens ont l'outrecuidance de nous attaquer en raison de critiques légitimes et justes", ajoutent-ils.

Se disant "visés par une propagande calomnieuse et mensongère particulièrement virulente sur les réseaux sociaux destinée à faire taire toutes voix critiques", ils regrettent "une fracture inédite" entre un secrétariat d'Etat et des acteurs de la protection de l'enfance et de la lutte contre les violences sexuelles.