Bac 2021 adaptable : "Le gouvernement s'est autorisé le droit de ne pas anticiper", dénonce la FCPE

Une ordonnance publiée jeudi permet au gouvernement de modifier les modalités des examens jusqu'à deux semaines avant le début des épreuves, en raison du Covid-19.

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Radio France
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Un examen du baccalauréat, en juin 2019. Photo d'illustration. (DOMINIQUE FAGET / AFP)

"Aujourd'hui, ce qu'on constate, c'est que le gouvernement s'est autorisé finalement le droit de ne pas anticiper ce qui va arriver", a déclaré samedi 26 décembre sur franceinfo Rodrigo Arenas, co-président de la Fédération des conseils de parents d'élèves (FCPE). Grâce à une ordonnance publiée le 24 décembre au journal officiel, le gouvernement s'autorise à adapter les modalités du baccalauréat et d'autres examens en fonction de l'évolution de l'épidémie de Covid-19 jusqu'à deux semaines avant le début des épreuves.

La FCPE demande une concertation en janvier

"Cette anticipation, en fait, c'est de faire au dernier moment, de la pire des façons pour les élèves", pointe Rodrigo Arenas. "L'anticipation, ce n'est pas la débrouille. L'anticipation, ce n'est pas attraper la queue du Mickey", commente également le co-président de la FCPE. La Fédération des conseils de parents d'élèves souhaite une "concertation" au mois de janvier "avec l'ensemble des acteurs du monde éducatif pour faire en sorte que tout le monde fasse l'effort national".

La FCPE préconise "d'envisager de faire comme l'an dernier" pour l'organisation du Bac 2021, a expliqué Rodrigo Arenas. "Parce que l'an dernier, même si ça a été fait au dernier moment, au moins, il y a une expérience qui a été mise en oeuvre. (...) La question qui se pose, c'est le post-bac".

Des enfants "qui vont très mal"

Le représentant de la FCPE souhaite que les élèves soient davantage associés aux décisions qui vont concerner l'organisation des examens et de l'année scolaire.

Les derniers à être informés et les derniers à être consultés, ce sont les élèves. Or, l'école est précisément faite pour eux. Et en ce moment, psychologiquement, les enfants vont très mal.

Rodrigo Arenas (FCPE)

à franceinfo

Rodrigo Arenas explique que les enfants souffrent notamment de l'enfermement et du manque de visibilité sur le long terme de ce que va être leur scolarité. "Ils ont besoin de se projeter, eux aussi".

La préparation aux examens "n'est pas équitable", dénonce le président de la FCPE. "Certains vont à l'école un jour sur deux", affirme-t-il. "Le problème numéro un de l'Education nationale, ce sont les absences non remplacées. Et en ce moment, il y a des enfants qui, pendant de longues semaines, voire pour certains des mois, n'ont pas eu d'heures d'enseignants car eux aussi sont malades." La fédération des parents d'élèves demande "un plan massif de recrutement d'enseignants pour permettre la distanciation physique, c'est à dire baisser les effectifs dans les classes, mais pas en diminuant la qualité de l'enseignement", précise Rodrigo Arenas.

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