Paris : des parcs sans tabac

La capitale a lancé cet été une expérimentation : il est désormais interdit de fumer dans 6 parcs de la ville. Face à cette nouvelle mesure, les Parisiens sont partagés.

@Mairie de Paris
@Mairie de Paris

Depuis le 10 juillet dernier, la Ville de Paris a lancé l’expérimentation « parcs sans tabac ». Il est désormais interdit de fumer dans six parcs définis en concertation avec les mairies d’arrondissement  (Jardin Anne Franck, Jardin Yilmaz Güney, Square Trousseau, Square Henri Cadiou, Parc Georges Brassens, Square des Batignolles). Au terme de cette expérimentation qui va durer 4 mois, un bilan sera dressé et la mesure sera étendue ou pas.

« Cette mesure permettra de faire face à un réel enjeu de santé publique et de réagir ainsi au fléau que représente le tabagisme passif, notamment chez les enfants », explique Pénélope Komitès, adjointe à la Maire chargée des Espaces verts, de la nature en ville, de la biodiversité, de l’agriculture urbaine et des affaires funéraires. Selon la Mairie de Paris, « ce dispositif permettra notamment (...) d’offrir aux Parisiennes et aux Parisiens un environnement de qualité et de profiter des espaces verts de la Ville ».

Pas de verbalisation

« Depuis l’application de cette mesure, les réactions sont partagées, indique-t-on à la mairie de Paris. Soit les Parisiens sont compréhensifs : ils saluent la mesure et éteignent spontanément leur cigarette. Soit ils ne comprennent pas : ils disent que les parcs sont des espaces de détente et que la cigarette est un moyen de se détendre. Mais en aucun cas, nous ne verbalisons les fumeurs. Il s’agit d’une démarche de sensibilisation. Nous invitons les fumeurs au dialogue. »

 

La lutte de Paris contre le tabac n’est pas nouvelle : depuis 2015, il est interdit de fumer à proximité des aires de jeux pour enfants au risque d'être verbalisé de 38 euros et 68 euros en cas d'abandon de mégot, comme dans le reste de la capitale.

"Fumer n'est plus dans l'air du temps"

" Le tabac, c'est « has been ». Fumer, ce n'est plus dans l'air du temps, l'avenir ce sera de ne plus fumer " avait déclaré début juillet la ministre de la Santé Agnès Buzyn sur LCI.

La ministre avait précisé qu'elle ne prévoyait pas d'imposer au niveau national l'interdiction de fumer dans les parcs décidée par certaines villes, comme Paris et Strasbourg parce qu’elle croyait « à l'émulation », évoquant les politiques antitabac en Grande-Bretagne, au Canada, en Australie ou encore aux Etats-Unis où "les gens ne fument même plus dans la rue". "La France est en train de suivre un mouvement international. Je pense que toutes les grande villes vont progressivement adhérer à ce type de démarche", avait-elle prédit.