Plan cancer : Emmanuel Macron vise une "génération sans tabac" pour ceux qui auront 20 ans en 2030

Le chef de l'Etat a également réclamé des avertissements davantage visibles sur les bouteilles d'alcool, lors d'un discours en vidéo à l'occasion de la journée mondiale contre le cancer.

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France Télévisions
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Emmanuel Macron visite l'institut Gustave-Roissy spécialisé dans la recherche contre le cancer, jeudi 4 février 2021. (LUDOVIC MARIN / POOL / AFP)

Une "génération sans tabac" pour ceux qui auront 20 ans en 2030. C'est le vœu formulé par Emmanuel Macron dans un discours vidéo prononcé à l'occasion de la journée mondiale contre le cancer, jeudi 4 février. Le chef de l'Etat a également promis des avertissements plus visibles contre l'excès d'alcool sur chaque bouteille, pendant cette intervention diffusée lors des rencontres annuelles de l'Institut national du cancer (Inca).

>> "Si tous les moins de 20 ans arrêtaient de fumer demain, la mortalité par cancer diminuerait de 40% dans les 50 ans", selon l'Institut Curie

Plus globalement, et après trois plans de lutte contre le cancer d'une durée de cinq ans, c'est cette fois une "stratégie décennale" qui est dévoilée. Une feuille de route a été établie pour la période 2021-2025, avec un budget de 1,74 milliard d'euros de la part de l'Etat et de la Sécurité sociale. Cette enveloppe représente "une augmentation de 20% par rapport au financement du plan antérieur", qui était doté d'environ 1,5 milliard d'euros, fait valoir l'Elysée.

Dépister davantage

Cette stratégie, qui sera pilotée par l'Institut national du cancer, comprendra quatre "axes prioritaires" : améliorer la prévention, réduire les séquelles liées à la maladie, lutter contre les cancers à "mauvais pronostic" (taux de survie à cinq ans inférieur à 33%) et lutter contre les inégalités.

En matière de prévention, le gouvernement et l'Inca ambitionnent de réduire de 60 000 par an le nombre des "cancers évitables" d'ici 2040, sur un total de 153 000 – environ 40% des cas de cancers pourraient être évités, car attribuables à des facteurs de risques modifiables comme le tabac, l'alimentation, l'exposition aux UV ou encore la sédentarité. Ils souhaitent aussi convaincre davantage de Français de participer aux trois dépistages déjà mis en place : pour le cancer du sein, le cancer colorectal et, récemment, le col de l'utérus. Objectif : "réaliser un million de dépistages en plus à l'horizon 2025", contre 9 millions chaque année aujourd'hui.

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