Livraison à domicile, promotions et détournement de médicaments : les dernières constatations de l'Observatoire français des drogues

L'organisme public révèle les nouvelles tendances en matière de vente et de consommation de drogues. Certaines sont clairement liées à la crise sanitaire.

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Radio France
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L'équipement pour une injection de drogue (illustration). (BORIS ROESSLER / DPA)

L’offre de drogue est abondante partout en France, et plus seulement dans les centres-villes, c'est le constat de l'Observatoire français des drogues et des toxicomanies (OFDT), dans l'enquête Trend dévoilée mercredi 9 décembre. L'organisme public constate que les trafiquants s'adaptent aux usages d'achat et de consommation du moment.

La livraison de drogue à domicile est un phénomène qui se généralise, d’après les témoignages d’usagers, de travailleurs du secteur judiciaire ou socio-sanitaire. Les trafiquants font même des offres promotionnelles sur les réseaux sociaux. Notamment pour la cocaïne, très accessible : son prix a même baissé à Lille ou à Rennes, avec des doses à 10 euros.

Des comprimés à un euro

L'Observatoire remarque également de plus en plus le détournement d’un médicament contre les douleurs neuropathiques ou l’épilepsie : le Lyrica, vendu entre 1 euro et 1,50 euro le comprimé. Il est consommé de plus en plus par de jeunes Géorgiens, Algériens et Marocains. Ils cherchent une sensation d’ébriété, ou à faire baisser l’anxiété.

Enfin, avant la crise sanitaire, la MDMA, l'ecstasy, était encore particulièrement prisée dans les milieux festifs, tout comme la kétamine, un anesthésique aux propriétés hallucinogènes puissantes. Les festivals ont été aussi le témoin de consommation grandissante de protoxyde d’azote, notamment par des adolescents et jeunes adultes.

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