Le gaz hilarant ne fait plus rire aux Ulis comme ailleurs

Aux Ulis dans l'Essonne un arrêté municipal vient d'interdire, comme d'autres villes en France, la vente aux mineurs de protoxyde d'azote. Ce gaz, contenu notamment dans les siphons à Chantilly, est détourné par les adolescents qui l'inhale. Il est très dangereux pour la santé. 

Le gaz hilarant est très à la mode. Il cartonne chez les adolescents. C'est du protoxyde d'azote que l'on trouve facilement dans des capsules argentées utilisées pour la crème chantilly. Ces capsules sont détournées par les étudiants pour faire la fête. Ils sont de plus en plus nombreux à l'inhaler avec un simple ballon de baudruche. Ses effets euphorisants sont immédiats et brefs. Ce gaz, qui provoque des crises de fous rire, peut avoir de graves conséquences. 

A forte dose, le protoxyde d'azote, utilisé hors contexte médical, est un réel danger pour la santé surtout s'il est inhalé régulièrement. Il provoque des addictions et sa toxicité peut aboutir notamment à un arrêt cardiaque comme cela a déjà été le cas. En 2018, Yoann, un garçon de 19 ans en prenait régulièrement jusqu'à la fois de trop. Et pourtant, le protoxyde d'azote est légal en France. Il est très simple de s'en procurer à moindre coût sur internet ou en supermarché. 

La commune des Ulis dans l'Essonne a donc récemment pris un arrêté municipal pour interdire la détention et la vente de ce gaz aux mineurs. La ville n'est pas la première en France à être confrontée à la hausse de consommation de cette substance jugée dangereuse. Nîmes, Béziers, Aulnay-sous-Bois ou Palavas-les- Flots l'ont également interdit. Le conseil municipal de Lille, très touchée par ce phénomène inquiétant, s'est rallié à la proposition du député Ugo Bernalicis. L'élu dénonce un vide juridique et réclame une loi pour ce gaz qui n'est pas encore considéré comme une drogue.