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Dix décès en France depuis le début de l'épidémie

3 nouveaux décès -2 en Nouvelle-Calédonie et 1 en métropole- ont été annoncés lundi, portant à 10 le nombre de morts
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Test de grippe A/H1N1 à Nouméa, capitale de la Nouvelle-Calédonie (© AFP PHOTO MARC LE CHELARD)
3 nouveaux décès -2 en Nouvelle-Calédonie et 1 en métropole- ont été annoncés lundi, portant à 10 le nombre de morts3 nouveaux décès -2 en Nouvelle-Calédonie et 1 en métropole- ont été annoncés lundi, portant à 10 le nombre de morts

Le nombre de décès en France se répartit comme tel : 2 en métropole, 5 en Nouvelle-Calédonie et 3 en Polynésie française, selon le bilan établi lundi par l'Institut national de veille sanitaire (InVS).

Le gouvernement lance dès mardi une campagne d'information à travers les médias.

La personne décédée dimanche dans les Landes est une femme de 56 ans vivant dans un foyer pour adultes handicapés qui présentait "de multiples facteurs de risque", selon la direction départementale des Affaires sanitaires et sociales (DDASS). Cette personne souffrait donc auparavant de plusieurs pathologies. Il s'agit du deuxième décès en France métropolitaine d'une personne chez qui le virus a été identifié, après le décès le 30 juillet à Brest d'une jeune fille qui souffrait déjà d'une pathologie grave.

Le surpoids, le diabète, facteurs de risque aggravé


En revanche, et contrairement aux décès précédents, les deux nouveaux cas enregistrés en Nouvelle-Calédonie - un homme de 30 ans et une femme de 46 ans - n'avaient aucune pathologie préalable. Ces deux personnes ne présentaient "aucun facteur de risque connu", ont indiqué les autorités sanitaires calédoniennes.
Toutefois, le docteur Lecocq, du service de réanimation du centre hospitalier Gaston Bourret à Nouméa, a précisé que l'homme de 30 ans était fragilisé par une surcharge pondérale.
Les personnes obèses, comme celles atteintes de problèmes respiratoires ou diabétiques et les femmes enceintes, font partie des groupes à risque face au virus.

Philippe Dunoyer, membre du gouvernement local en charge de la Santé, a toutefois estimé qu'il n'y avait pas de nouvelle phase de l'épidémie. "La population ne doit pas s'inquiéter. La grippe A est la même, elle n'a pas changé de gravité, elle n'est pas plus morbide qu'avant", a-t-il affirmé.

En métropole, la patiente décédée dimanche séjournait dans un foyer pour adultes handicapés et présentait de "multiples facteurs de risque", selon l'InVS.
"Toutes les mesures de gestion nécessaires ont été prises au sein du foyer afin de protéger les résidents de l'établissement", a-t-on précisé.
Il s'agit du deuxième décès en France métropolitaine d'une personne chez laquelle le virus a été identifié, après le décès le 30 juillet à Brest d'une jeune fille qui souffrait d'une maladie grave, compliquée d'une autre infection pulmonaire sévère.

Par ailleurs, une équipe de neuf professionnels de santé (trois médecins urgentistes, un médecin généraliste, trois infirmiers anesthésistes et deux infirmiers diplômés d'Etat), mobilisée dans le cadre de la réserve sanitaire, devait quitter Paris dans la journée de lundi pour rejoindre la Polynésie française, où trois décès ont été dénombrés.
Ils doivent apporter leur soutien aux équipes hospitalières polynésiennes dans le cadre de l'épidémie de grippe A/H1N1 qui sévit actuellement dans l'archipel.

La ministre de la Santé, Roselyne Bachelot, et la secrétaire d'Etat à l'Outre-mer, Marie-Luce Penchard, se rendront à La Réunion les vendredi 28 et samedi 29 août pour évaluer les mesures mises en place pour lutter contre la grippe A/H1N1.
Selon un bilan de la cellule épidémiologique Réunion-Mayotte, 7.800 Réunionnais ont été contaminés par le virus de la grippe depuis juin, dont 3.500 lors de la première semaine d'août.
Les territoires français d'outre-mer situés dans l'hémisphère sud sont en plein hiver austral actuellement, saison propice à la diffusion importante des virus grippaux.

Un nouveau système de comptage : 3.000 cas estimés


La ministre de la Santé Roselyne Bachelot a indiqué lundi qu'on pouvait estimer à 3.000 le nombre de cas de grippe A/H1N1 en France, selon un nouveau système de comptage fondé sur le nombre de visites en médecine de ville.L'ancien système de comptage, qui s'appuyait sur les prélèvements réalisés, donnait pour la semaine du 10 au 16 août un nombre de cas confirmés ou probables de 1.223 depuis le début de l'épidémie.
"Il n'est plus adéquat de mesurer au cas par cas", a souligné Mme Bachelot, estimant qu'"il faut réserver les capacités des laboratoires pour les cas les plus graves".

Le nouveau système s'appuie sur le nombre de consultations pour syndromes grippaux en médecine de ville, toutes grippes confondues, dont 15% sont estimés être liés à une grippe A/H1N1, ainsi qu'aux urgences hospitalières. S'y ajoutent les cas en collectivité et le suivi de toutes les hospitalisations liées au virus A/H1N1.
Pour la seule France métropolitaine, on aboutit ainsi à un total d'environ 3.000 patients vus en médecine de ville pour grippe A/H1N1, un chiffre qui ne prend pas en compte ceux qui ne consultent pas.

Campagne de spots gouvernementaux


Le gouvernement affine son dispositif pour faire face à l'automne à une possible pandémie de grippe A (H1N1), déjà liée, le plus souvent indirectement, au décès de dix personnes en France.
La ministre de la Santé, Roselyne Bachelot, a assuré que la circulation du virus restait modérée en métropole mais qu'elle progressait dans l'hémisphère Sud actuellement en hiver austral, et donc dans certains Dom-Tom français.
Les autorités françaises estiment que la situation dans les Dom-Tom pourrait préfigurer celle qui attend la métropole à l'automne, où plusieurs scénarios ont été envisagés, du "gris" au "noir."

Le plan de communication dévoilé par la ministre repose sur la diffusion de spots TV, radio et internet du 25 août au 25 septembre.
Ils rappelleront les modes de transmission, mais aussi les "gestes barrière" à adopter en cas d'éternuement ou de toux.
Les spots préconisent notamment d'éternuer et de tousser dans la manche, en cas d'absence de mouchoir.

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